Journée mondiale de la presse – Kabylie : Journalistes ou esclaves ?

1
Presse algérienne
Presse algerienne
 KABYLIE (Tamurt) – Quand ils ouvrent le matin leurs journaux ou en regardant les journaux télévisés, les citoyens de Kabylie sont loin d’imaginer les conditions socioprofessionnelles lamentables des journalistes algériens et plus particulièrement ceux de Tizi  Ouzou, Bougie et Tuβirett.
En effet, même s’il s’agit d’un métier très difficile qui nécessite à la fois des efforts physiques et intellectuels, les journalistes sont très mal rémunérés par les sociétés de presse privées qui les emploient et les exploitent sans vergogne. Ce constat est valable aussi bien pour les journaux-papier que pour les chaines de télévision privées. En plus de ces conditions socioprofessionnelles guère favorables à l’exercice d’un métier pourtant noble, il faut ajouter la limitation extrême de toute liberté d’expression.
Les journalistes exerçant sur le terrain sont ainsi entre le marteau et l’enclume. « Nous sommes obligés de travailler simultanément dans plusieurs journaux pour pouvoir boucler les fins de mois », souligne un journaliste père de famille qui touche 15 000 DA et qui travaille pourtant à plein temps à Tizi-Ouzou dans un journal dit indépendant. « Une telle rémunération aurait été acceptable s’il s’agissait uniquement d’une collaboration donc d’un travail qui n’est pas à plein temps mais il se trouve que je travaille sept sur sept et du matin au soir », ajoute notre interlocuteur. Un autre journaliste exerçant à Tizi-Ouzou en tant que permanent depuis des années révèle en outre : « Je travaille en tant que permanent dans un quotidien algérien depuis 2002 et depuis cette date, mon salaire a été toujours le même, je n’ai jamais été augmenté. Quand j’avais commencé en 2002, un plat de sardines dans un restaurant coûtait 70 DA et aujourd’hui, il est à 250 DA. Mon salaire n’a pas bougé ».  
Le comble dans tout ça, c’est que les journaux qui emploient les journalistes suscités récoltent plus de 500 millions de centimes par jours grâce à la publicité que leur octroie l’Anep mais la coquette somme est entièrement accaparé par le patron du canard alors que des miettes sont distribuées en guise de salaire.
Tahar Khellaf

1 COMMENTAIRE

  1. Si l´activité du journalisme n´est pas payante, alors il faut fait y aller decouvrir d´autre profession ou s´immigré afin d´aquirir d´autre compétence plus élargie, de toute faceon sous le régime colonial, les gens n´ont pas besoin d´etre informé, le preuve toute les activités du MAK hautement importante et surtout historique qui engage l´avenir de tout un peuple, les medias de l´RADP font tout simplement table rase avec peu de conscience professionelle(à l´exception du @matinQ@ qui a un une certain libérté d´opinion de gauche intellectuelle) , ici ils pleurent comme fumelle, c´est pas bien payant, qu´ils aient faire la manche!

COMMENTER

Veuillez entrer votre commentaire!
Veuillez entrez votre nom ici