Les patrons des sablières payent les groupes terroristes et les gendarmes

4

KABYLIE (Tamurt) – L’exploitation illégale par la mafia du sable de la rivière de Sébaou à Tizi-Ouzou se poursuit. Alors que des simples citoyens Kabyles croupissent derrière les barreaux rien que pour avoir extrait une petite benne  de camion de sable,  les sablières appartenant à Mohamed Cherif Hannachi, Sdiki, Heddad, Moh El Koum et le général algérien Bousteila, continuent à exploiter cette richesse naturelle au vu et au su de tout le monde.

Des dizaines de milliards de centimes sont gagnés chaque jour par ce groupe de mafia sans jamais être inquiété. Les patrons de la sablière citée plus haut versent d’abord un pourcentage aux gradés de la gendarmerie qui contrôlent cette richesse naturelle, mais pis encore,   un autre pourcentage est versé aux groupes terroristes armés qui pullulent cette région de Kabylie. «  Les patrons de ces sablière, à savoir Hannachi, Heddad, Sdiki, le général Bousteila et Moh El Qom, partagent le sable de la rivière de sébaou. D’abord ils versent un certain pourcentage aux gradés de service de sécurité, pour le laisser passer devant les barrages de sécurité sans aucune inquiétude. Les terroristes aussi ont une part plus importante que celle de la gendarmerie et laissent la sablière activer en toute quiétude dans les rivières.

Les terroristes surveillent même ces sablières. Trois groupes armés gèrent cette richesse. Le premier, agit entre Sidi Naamane et Ardjaouena, c’est le plus important. Ces gangs agissent dans la région et contrôlent tout. Le deuxième groupe est celui des maquis de Tademaït qui contrôle juste deux sablière de Moh El Qom, non loin de Nacéria. Le troisième  groupe est celui de Mizrana et Déllys. On dit même que ce groupe armé possède sa propre Sablière. Personne ne peut toucher à un grain de sable de la rivière de Sébaou sans l’aval des groupes armés qui chacun contrôle sa tranche.

Des conflits éclatent même entres-eux parfois pour disputer la plus grande partie possible », nous confie un chef d’équipe de l’une des onze sablières de Sébaou.  Les dires de ce monsieur ne sont guère une révélation dans la région.  Tout le monde sait que l’exploitation de sable de Sébaou est partagée entre les terroristes et les gendarmes du régime colonial d’Alger. Ce qui est grave aussi, les patrons des sablières que tout le monde connait à Tizi-Ouzou, financent directement le terrorisme dans la région sans parler des pots de vin qu’ils versent aux gendarmes.  Ni élus, ni les journalistes ni aucun responsable politique ne parle de ce trafic de sable  qui perdure depuis des années.

Lounès B

COMMENTER

Veuillez entrer votre commentaire!
Veuillez entrez votre nom ici