Affaires Khalil et Rebrab : La guerre des clans s’exacerbe en Algérie

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Les luttes des clans
Les luttes des clans

ALGERIE (Tamurt) – Après quelques semaines de trêve, durant lesquelles la hache de guerre avait été provisoirement enterrée, voilà que la guerre des clans reprend de plus belle en Algérie. Elle s’est même exacerbée au courant de cette semaine.

Deux clans, sans doute les plus puissants actuellement, se livrent à une guerre féroce par médias interposés ? Il s’agit du clan présidentiel et du clan du général Tewfik, Ce dernier même s’il est officiellement en retraite, n’en demeure pas moins assez puissant grâce à ses relais médiatiques, politiques et économiques, Au moins deux journaux à savoir El Watan et Liberté servent de relais médiatiques au clan de Tewfik. Quant au clan présidentiel, il compte principalement sur la télévision Ennahar. A l’instar des bras de force enregistrés à la veille de chaque présidentielle en Algérie (en 1995, 1998, 2004, 2014), chaque clan prend pour cible l’un des hommes les plus puissants des clans adverses.

Le clan de Bouteflika s’attaque actuellement à Rebrab, présenté comme le bras économique du général Tewfik. Quant au clan de Tewfik, la cible n’est autre que Chakib Khalil dont on pense qu’il pourrait être le candidat des Bouteflika pour 2019 car bénéficiant du soutien des Etats Unis. D’ailleurs, les observateurs avertis en Algérie se posent cette question : « Ce n’est pas seulement Chakib Khalil qui est cité par les Panama Papers, en revanche, il n’ y a que son cas qui est surmédiatisé par les médias du général Mohamed Mediene dit Tewfik ».

La réponse coule de source. Mais toute cette guéguerre s’étiolera aussi vite qu’elle s’est déclarée, une fois un consensus est trouvé concernant le futur président. Ces attaques de part et autre n’ont pour but que d’exercer une pression dans le choix dudit candidat ou pour barrer la route à un autre. Car, si vraiment les hommes corrompus devaient être jugés en Algérie, les prisons algériennes ne suffiraient pas pour les accueillir. D’ailleurs, c’est la seule chose que le système algérien a produit depuis l’indépendance.

Tahar Khellaf

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