La crise financière s’exacerbe en Algérie, les caisses du Trésor public à sec

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BANQUE D'ALGERIE

ALGÉRIE (Tamurt) – Pour l’instant, les responsables du gouvernement algérien tentent de ne rien laisser entrevoir de l’ampleur de la crise financière qui secoue le pays depuis la baisse vertigineuse du prix du baril du pétrole, craignant que la population panique.

Mais jusqu’à quand le citoyen sera-t-il tenu mal informé quant à la réalité de la situation financière du pays ? Si jusque-là, le pouvoir algérien a tenté autant que faire se peut de nuancer au maximum la gravité de la crise, il n’en demeure pas moins qu’il y a des situations où cacher le soleil avec un tamis est chose quasiment impossible. C’est le cas ces dernières semaines.

Des citoyens, qui attendent d’être indemnisés par l’Etat après avoir été expropriés pour la réalisation de différents projets, notamment dans le domaine des travaux publics, ne voient rien venir. Ils attendent depuis des jours sans que leurs comptes bancaires ou postaux n’en soient approvisionnés. Renseignement pris, on a appris que les caisses du Trésor public sont à sec. « Il faut patienter jusqu’à ce que l’Etat central alimente les caisses du Trésor », ont répondu les travailleurs, de la dite institution, approchés par les expropriés, las d’attendre, en vain, que leur argent, qui leur revient de droit, leur soit versé.

Dans le même sillage, l’Etat algérien, pour faire face à la crise financière, s’apprête à limiter la quantité de carburants à consommer par les automobilistes. Cette mesure intervient après l’augmentation de plus de 50 % du prix de la consommation de l’énergie électrique et de gaz, du carburant, de la vignette automobile ainsi que de tous les produits alimentaires sans oublier les prix des véhicules légers et lourds.

Lyès Medrati 

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