Cinq militants associatifs de Chemini poursuivis en justice par l’administration locale

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SIEGE DAIRA CHEMINI

CHEMINI (Tamurt) – Les sbires du régime algérien semblent être aux aguets, notamment dans une Kabylie libre et rebelle. Pour mettre sa sale besogne sur les rails, le chef de daïra de Chemini n’a pas trouvé mieux que de déposer plainte contre cinq militants associatifs, en l’occurrence (MOUALEK Abdelouahab, BELLACHE Amirouche, MADJI Sofiane, LARFI Mohamed et MESSAILI Moussa ).

Ces derniers ont été destinataires d’une convocation de la sûreté de la daïra éponyme. Une ribambelle d’accusations sont retenues contre lesdits militants, à savoir incitation et fermeture du siège de la daïra de Chemini, empêchement aux fonctionnaires et citoyens d’accéder au siège de la daïra et affichage nocturne. Cette tentative vile et digne des régimes totalitaires est avant tout motivée par la seule volonté de museler tout brin de révolte ou de contestation de l’anomie qui règne dans cette région reculée. À l’origine de cet acharnement de l’administration locale, le recours de ces jeunes militants à la fermeture du siège de la daïra de Chemini en la date du 29 mars 2016. Cette action de rue, appuyée par la population locale, se voulait de dénoncer haut et fort l’attitude du premier responsable de la daïra, qui ne connait, apparemment, que le langage de la répression et du mépris à l’image du pouvoir qu’il représente. Par ailleurs, celui-ci avait interdit aux militants associatifs de se réunir au sein de la maison de jeunes Farid Uzadi, sise au chef-lieu de daïra.

Au demeurant, les militants des droits de l’homme, la société civile ainsi que la population locale sont appelés à s’unir derrière les cinq militants, dont le seul tort est de revendiquer le droit à la liberté d’expression et à la liberté de penser. La déliquescence tous azimuts régnant en maître des céans dans la localité de Chemini témoigne de l’incompétence et de l’indifférence de l’administration locale quant aux desiderata de la population locale. Depuis son intronisation à la tête de la daïra de Chemini, ledit commis de l’État algérien ne cesse de montrer, sans vergogne, une insolence et une irrévérence qui frisent l’insulte envers les habitants de toute une daïra. De même, nombreuses sont les personnes qui nous ont témoigné les propos injurieux dudit responsable, qualifiant de barbare et d’incivile la population locale. Il est grand temps de mettre le holà à ce dédain dont payent les frais les Cheminois en appelant au départ de ce malotru de chef de daïra.

 Amnay News

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