Des citoyens de Tizi-Ouzou dénoncent l’absence de l’Etat

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Marche à Tizi Wezzu

TIZI-OUZOU (Tamurt) – Une marche a rassemblé des centaines de citoyens dimanche dernier dans la ville de Tizi-Ouzou pour dénoncer l’absence de sécurité. La goutte qui a fait déborder le vase a été le meurtre, le 23 juin dernier, d’un quadragénaire en plein cœur de la Nouvelle Ville, plus exactement au Boulevard Krim Belkacem.

Le défunt qui était un sportif (boxeur) a été pris à partie par une dizaine de délinquants munis tous d’armes blanches dont des couteaux et des sabres. Ils ne l’ont lâché qu’une fois achevé, gisant, par terre, dans une marre de sang. Tout le monde se demande comment des malfrats peuvent agir avec autant de facilité en plein centre ville et à quelques mètres d’un commissariat de police ? Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que de tels actes meurtriers soient enregistrés dans la ville de Tizi-Ouzou.

Il y a quelques semaines, c’est un jeune trentenaire, originaire d’Ouacif, qui a été assassiné à Boukhalfa, toujours à Tizi-Ouzou. D’autres agressions similaires ont également été enregistrées dans la même ville où un climat d’insécurité ne cesse de régner car, de l’avis de tous, les voyous bénéficient d’une impunité totale et surtout étrange dans la ville de Tizi-Ouzou. Cette situation intenable a poussé les habitants de la ville de Tizi-Ouzou et de la Nouvelle Ville à sortir dans la rue pour dénoncer ce climat d’insécurité. La marche a commencé au niveau de la cité universitaire Bastos où se trouve le commissariat de police le plus proche du lieu du drame du 23 juin passé.

Les manifestants ont ensuite emprunté la route de l’université « Mouloud Mammeri » pour prendre la destination de la cour de justice en traversant les principaux Boulevards de la ville comme les rues Lamali, Abane Ramdane et Larbi Ben Mhidi. Les manifestants ont dénoncé à l’unanimité le laxisme des autorités concernées au sujet de cette insécurité persistante. Ce n’est pas la première fois que les kabyles marchent pour dénoncer l’insécurité dans la région. La population en a marre de vivre dans un tel climat où il faut souvent être sur ses gardes en se déplaçant en ville. Surtout en soirée.

Lyès Medrati

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