Depuis que Hamid Grine a été empêché de se rendre à Oulkhou, Aucun ministre à Tizi-Ouzou depuis le 4 juin

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Grine refoulé par la population

TIZI-OUZOU (Tamurt) – Depuis la visite de Hamid Grine, Ministre de la communication algérien, dans la wilaya de Tizi-Ouzou, le 4 juin dernier, et qui a mal tourné, faut-il le rappeler, aucun ministre ne s’est rendu dans la région, a-t-on constaté.

S’agit-t-il là d’une décision prise au plus haut niveau afin de ne pas envenimer la situation en Kabylie où les représentants du pouvoir central sont de plus en plus souvent conspués, voire leurs déplacements empêchés, comme ce fût le cas pour Hamid Grine ? Une visite, pour rappel, qui été écourtée parce que des citoyens de la région d’Azeffoun, ont arrêté le cortège ministériel de Hamid Grine. Ce dernier voulait se rendre à Oulkhou, village natal de l’écrivain-journaliste Tahar Djaout assassiné au début des années quatre vingt dix. La visite du ministre en question avait coïncidé avec l’anniversaire de l’assassinat de l’auteur des Vigiles.

Cette mésaventure de Hamid Grine est intervenue au lendemain de la visite sous haute tension, d’Abdelmalek Sellal, premier ministre. Ce dernier n’a également pas pu se rendre dans la wilaya de Tizi-Ouzou qu’après une mobilisation spectaculaire des services de sécurité tous corps confondus. Et malgré ce dispositif de guerre, la visite de Sellal n’avait eu lieu qu’après que les organisateurs (des relais zélés du pouvoir) aient choisi minutieusement les personnes devant accueillir le premier ministre. Tous ont été triés sur le volet. Ces derniers temps, le pouvoir algérien éprouve de plus en plus de mal à avoir la mainmise sur la Kabylie. Les officiels algériens ne s’y rendent d’ailleurs qu’à la sauvette.

Tahar Khellaf

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