Ali Feraoun : « mon père était musulman »

17

KABYLIE (Tamurt) – Le fils de Mouloud Feraoun, Ali Feraoun, a réagi à certaines informations faisant état de la non-islamité de son père. Une information colportée par certains sites électroniques qu’il renie en bloc.

Le fils de Feraoun a précisé que son père était musulman.  « Feraoun était un homme du peuple! Mouloud Feraoun n’était pas fanatique mais musulman comme les Kabyles et les Algériens de son époque, comme je le suis aujourd’hui! De Février 1962 jusqu’au 7 mars 1962, FERAOUN a, comme moi et comme notre mère, fait son dernier ramadhan», Précise Ali Feraoun. Ce dernier est allé même jusqu’à affirmer que son père lisait le coran. Difficile de confirmer cette information qui ne se base sur aucun argument, d’autant plus que Mouloud Feraoun ne maîtrisait pas l’arabe comme tous les Kabyles de l’époque. Peut être qu’il prononçait des mots en arabe populaire, mais pas le vrai arabe du coran.

De toute façon, l’auteur du célèbre roman « Le fils du pauvre » n’a jamais abordé le sujet de la religion dans ses écrits. Musulman, non musulman ou autres, rien n’altère sa dimension d’écrivain de renom international. Dommage que les nouvelles générations ignorent même son existence. Le Pouvoir algérien a toujours banni et même liquidé physiquement  les intellectuels et artistes kabyles. Lire ses œuvres est plus important que de polémiquer sur ses pratiques religieuses qui sont d’ordre personnel.

Lounès B 

17 COMMENTAIRES

  1. azul .Ali Feraoun a oublier de dire qu’il s’est présenté aux élections législatives de ce système et qu’il n’est pas » élu » par ce pouvoir . Voila ce qu’il devait dire et non parler de son père qu il a clairement signifié dans un de ses lives qu’il n’est ni croyant ni pratiquant , de grace ne parlez pas au nom de ceux qui ont déjà parlé , parlez de vous même en encore si vous avez quelques chose a dire

  2. C’est honteux pour ce fils de l’illustre Faraoun, renier la foi et la mémoire de ce grand intectuel kabyle acharné à la sauvegarde de sa berberité, s’abaisser à ce point pour plaire à la raclure arabo-baat-anegerienne, en prétendant que le Grand Faraoun était musulman ????!!!… C’est un mensonge de plus idem pour l’indigne sœur de Matoub. Faraoun était chrétien et un feri de la croyance ancestrale purement kabyle ! Je ne comprends pas ces deux personnes qui profanent la mémoire de ces deux chantres de la culture kabyle, ils font le jeux de ce satanique pouvoir qui cherche à modifier et à nuire à ces légendaires gardiens de notre civilisation et de nôtre mémoire. Honte à ces deux fossoyeurs malgré eux ou non, en ce faisant ils participent à la négation de nous-mêmes, ils se font alliés des innemis de nôtre peuple, HONTE À VOUS, SOYEZ MAUDITS RENÉGATS……

  3. La propagande bédouine de la suprématie de leur religion qui est l’islam, de l’authenticité des écrits coraniques (c’est a dire, non falsifié ), et de la volonté de dieu de révéler le livre sacré à mahomet( arabe), font d’eux un peuple élu par dieu (un titre usurpé aux juifs), des êtres supérieurs à d’autres peuples de confessions juive, chrétienne ou autres croyance.
    Donc ils ont réussi à créer un sentiment d’infériorité ou carrément de rejet chez les familles musulmanes qui ont un parent, un frère, ou une soeur vivante ou décédé non musulmane. Il ne faut pas oublié que l’apostasie est punie de mort.
    Les convictions religieuses doivent être cantonner dans la sphère privée, mais dans ce dogme, le prosélytisme est encouragé par les autorités religieuses.
    La récupération religieuse et politique sont des choses courante en islam. L’indépendance de l’Algérie chez Les fondamentalistes religieux est motivée par la foi et non par le nationalisme, tarik ben zaid est un arabe et non un amazighe etc, etc.

  4. Il est étrange d’entendre certains déclarer que leurs défunts parents étaient musulmans. Ils veulent justifier quoi? On soupçonne du marchandage. Fouroulou l’a écrit : »je ne suis ni pratiquant ni croyant ». Matoub l’a déclaré sur une chaîne de télévision: « Je ne suis pas obligé d’être musulman. » Le fils de Fouroulou et la soeur de Matoub viennent aujourd’hui nous annoncer que ces deux symboles de la Kabylie étaient musulmans. Ne sont-ils pas en train de trahir leur mémoire pour quelque but non avoué?

  5. Mouloud Feraoun n’était pas musulman

    A ceux qui prêtent, à titre posthume, à Mouloud Feraoun une foi islamique modèle voici une lettre qui date du 16 juin 1949 dans laquelle l’écrivain précise qu’il n’est ni croyant ni pratiquant.

    « À René Nouelle

    Cher camarade,
    Les journaux et les messages nous sont parvenus le même jour l’enveloppe une fois de plus tout éclatée — j’avais adressé juste la veille notre numéro de mai-juin que vous ne trouverez guère intéressant. Nous promettons de faire mieux Tan prochain. Donc, ne nous laissez pas tomber.

    Oui, je viendrai en France. J’ai déjà mon passage gratuit. Je serai seul ou avec Zedjiga. Je me propose de faire ce geste exorbitant, révolutionnaire pour tout dire : emmener une fillette kabyle à Paris ! mon vieux père s’y oppose farouchement mais ma femme est convaincue. Je crois que la chose ne sera pas facile.
    Bien entendu je compte venir te voir et rester avec toi tout le temps que tu voudras avec la certitude que tout se passera dans la plus grande simplicité. Je crois que nous aurons à parler de beaucoup de choses.

    Nos vacances débutent dans une quinzaine. Cependant je ne peux pas encore fixer exactement le jour de mon départ : notre mois de Carême (Ramadan) commence avec la nouvelle lune — le 26 ou le 27 — et se termine par une fête importante : l’Aïd Seghir. Mon père veut que je passe cette période avec la famille. Il se doute bien que je ne suis ni croyant ni pratiquant. Il m’a fait comprendre qu’il n’est pas dupe et que je veux me sauver en France pour n’avoir pas à jeûner. Eh bien, oui, ici je jeûne sans y croire pour ne contrarier personne. Discutable ? Tu pourrais me donner raison si tu avais toutes les données du problème. Milieu à part, mœurs à part, etc. Du reste au fond, ça revient exactement au même qu’on jeûne ou non. On en parlera j’espère plus longuement.

    Donc ou bien j’accède au désir du vieux et je m’embarque vers le Ier août, après la fête ; ou bien il consent à me lâcher sans être trop contrarié et je serai en France vers le 15 juillet. De toutes façons, je t’écrirai une seconde lettre avec plus de précisions. Je suppose que vous vaquez aux environs du 10 juillet et que tu passeras quand même quelques jours chez toi avant d’aller en chantier. Y aurait-il quelque chose de spécial que ta femme ou toi voudriez que je vous apportasse — excuse ce malencontreux subjonctif — ? Je vous ferais n’importe quelle commission avec plaisir.
    J’ai lu et relu la Peste. C’est bien une veine d’entendre Camus. Est-ce que cette chance pourrait m’arriver ! Tu sais que je le connais depuis longtemps : En 1937, j’étais encore presque normalien (Promo : 32-35). De vrais démocrates algérois décidèrent de faire paraître un journal libre (actions de 200 F majorité instituteurs). Ce journal existe encore quoiqu’à présent franchement communiste cela lui fait tort, d’ailleurs.

    Eh bien Camus était rédacteur en chef d’Alger républicain. Et en 1937 il a publié un reportage retentissant sur les Kabyles et la Kabylie. Il a vu pas mal d’instituteurs kabyles et ces gens-là ne l’ont pas oublié.

    A propos d’instituteurs, un collègue de la région, d’origine arabe, natif d’Alger, a vu le journal que j’allais t’expédier de Beni-Douala. Je lui ai parlé de nos échanges, il voudrait créer lui aussi un journal et pouvoir l’échanger. Il a relevé l’adresse de Courcelle et m’a dit qu’il t’écrirait. Il quitte la région à partir d’octobre, il est muté à Maison-Carrée, tout près d’Alger. C’est là-bas qu’il tenterait cette création. Il est possible que tu reçoives sa lettre sous peu. C’est un jeune — je suis son aîné de dix ans environ — qui paraît intéressant mais que je t’avoue ne pas connaître trop. Il ne sera resté que dix mois dans la région. Il a entendu parler du S.C.I. et il m’en a dit du bien. La semaine prochaine je lui colle un bulletin d’adhésion… pour commencer.
    Dis à tes gosses de patienter quelques jours. Ils auront leur paquet de messages individuels.
    Bien toi. »

    M. Feraoun., Taourirt-Moussa, 16 juin 1949, in Lettres à ses amis

    • Manifestement ceux qui affirmaient le contraire de ce qu’écrivait Feraoun dans cette lettre feraient mieux de relire ou plutôt de lire les écrits de celui dont ils s’improvisent spécialistes. Le gardien du temple doit être incollable sur les œuvres de l’écrivain. Mais si le but est de faire plaisir à « autrui » c’est une autre affaire !!!

      C’est encore pire concernant Matoub, celle où celui qui affirme qu’il était croyant alors que des millions de personnes connaissaient les convictions d’ailleurs affichees et assumees du Rebelle perd définitivement tout crédibilité. Quel intérêt y a-t-il a déformer ainsi la réalité ???

  6. je ne vois vraiment aucune utilité ni au fils de feraoun ni à la sœur de Maatoub de dire que son père ou son frère est, ou n’est pas musulman. la seule explication plausible de ces déclarations ne peut se justifier que par un sentiment de complexe d’infériorité ou de colonisé et pour plaire à leur maître arabo-baathiste. Pauvres kabyles qui se croient obligés d’etre musulmans pour etre acceptés par les arabes. la kabylie doit se liberer au plus vite de ce colonialisme abjecte qui detruit la personnalité et la dignité pour mieux asservir. Maatoub Lounes et Mouloud Ferraoun n’appartiennent ni à la soeur ni au fils. Ils sont l’âme de la kabylie . Leurs ecrits et leurs oeuvres temoingnent de leur kabylité. vive le MAK et le GPK. Vivement une television MAKABYLE pour denoncer ces pratiques malsaines des KDS.

  7. Monsieur Lounes B, depuis quand une information repose sur un argument? Monsieur Feraoun dit que son père lisait le coran et vous voulez confirmer cette information. La confirmer par qui? par son père? Vous opposez vos peut-être aux affirmations du fils de la personne concernée. Je commence sérieusement à douter que vous comprenez le sens des mots que vous utilisez. Quand à votre raisonnement, je suis resté pantois en essayant de trouver une cohérence quelconque dans votre écrit, si c’est vraiment votre écrit parce que les deux paragraphes ne semblent pas être écrits par la même personne puisqu’il n y a aucun lien entre les deux si ce n’est la volonté de contredire qui semble devenir notre sport favori ces derniers temps. Soutenir le débat contradictoire est une bonne chose. Contredire pour contredire est une autre chose qui risque d’être très nocif. Comme le fait d’abuser d’un médicament. Il ne faut jamais dépasser la dose prescrite. Salutations.

  8. Les kabyles ne doivent pas se « justifier » ,comme le fait le fils de « fouroulou » devant ces tenants de l’araboislamisme à propos de leur croyance .
    Quelle Honte de se rabaisser à ce point !!
    A croire que les kabyles doivent demander la permission aux tenants de ce dogme arabe pour EXISTER!!!!
    Mouloud feraoun ,jean et marguerite taos amrouche et tous les enfants de kabylie sont des kabyles et leurs croyances ou absence de croyances ,comme nous le sommes,ne regardent qu eux mêmes!
    Nous sommes un peuple ,LE PEUPLE KABYLE ET FIERS DE L ËTRE !

  9. Sa kabylité était l’esprit même de son existence, Fouroulou avait certes une intelligence largement supérieure aux écrits profanes, mais la raison et le bon sens l’empêchaient souvent d’aller au delà de son humilité,un héritage kabylo-chrétien combien présent dans sa pensée et dans ses écrits.
    Sont combien aujourd’hui de culture « musulmane » a chercher une place pour leurs enfants dans des écoles confessionnels majoritairement judéo-chrétiennes?

  10. Le fils de Feraoun ré agira sûrement avec un autre démenti si jamais on dit que son Père n’aimait pas les crêpes.!

    Qu’il soit musulman ou pas, les 2 situations sont honorables, aucune des 2 n’est une insulte, c’est celui qui considère le contraire qui est en fait un fanatique qui s’ignore.

  11. c »est bien dit dans la derniére phrase, mais je ne vois pas l interet de dire que lui ou ses parents etaient musulmans, il est evident que la casi majorite algerienn de l epoqu etait musulmanne, mais c etait un islam de nos vieux , tolerent, libre de le pratiquer ou non .
    maintenant et depuis environ 15 ans, on te respecte jamais si vous ne pratiquez pas l islam, les gens sont entrès dans une propagande organisé et sûrement financée, afin de le soummettre á la religion qui te garantirait le paradis.
    hors en realité, personne ne sait la nature de Dieu, nimporte qui pourrait créer sa religion s’il arrive á convaincre certains, le message peut se propager.
    au etats unis , la constitution dit que chacun est libre de pratquer la religion ou de ne pas la pratiquer .
    il est tres probable que nos encetres etaient des singes. on est en perpetuelle evolution .

  12. Après avoir ignoré nos intellectuels, écrivains, artistes ET autres par les islamo-
    baathistes parce que leur seul tort c’est d’être kabyles, vient le temps de les déformer complètement :
    Quelques jours après l’assassinat de MATOUB LOUNES, on nous montre dans la chaine de télévision islamo- baathiste ennemi numéro un des kabyles et des amazighs en général, un petit indicateur des services d’origine de Taourirt Moussa déclarer que LOUNES faisait le carême et priait avec lui, chose qui est n’est pas vraie. Car lui n’était pas musulman – yerna yehwayas- et il est libre, 18 ans après, vient sa sœur madame boukhtouche déclarer sur une chaine orientale algérienne – echourouk- qu’il était musulman.
    Aujourd’hui vient le fils de FERAOUN déclarer que son père était musulman et il lisait le coran donc son père maitrisait bien l’arabe classique sans présenter aucune preuve.
    Demain viendra d’autre pour nous déclarer que KATEB YACINE était musulman que ………. était ……. Que ……était…….que …..était…………
    ça s’appelle de l’ opportunisme , de la soumission pour plaire à l’ennemi, la religion est une affaire privée, la sœur de LOUNES, le fils de FERAOUN, le frère de …….. le cousin de…….ont-ils le droit de s’ingérer dans la vie privée des leurs ?
    Par vos déclarations vous vous rendez complices de la déformation et de la falsification de nos repères l’histoire vous condamnera.

  13. Dans  » Lettre à ses mais » il avait écrit quelque part  » Mes parents qui savent que je ne suis ni croyant, ni pratiquant….  » Il faudrait que Ali Féraoun qui a , malgré lui, hérité du nom de son père, relise un peu son oeuvre…

COMMENTER

Veuillez entrer votre commentaire!
Veuillez entrez votre nom ici