L’écrivain Brahim Salhi n’est plus : L’université de Tizi-Ouzou en deuil

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KABYLIE (Tamurt) – L’auteur du livre « Algérie, identité et citoyenneté », consacré au printemps berbère et au printemps noir, le sociologue et universitaire Mohamed Brahim Salhi est décédé mercredi dernier à l’hôpital de Blida suite à une maladie. Toute l’université de Tizi-Ouzou est en deuil suite à cette triste nouvelle car le regretté, qui était enseignant, vice-recteur et doyen, était très estimé d’abord pour ses compétences mais aussi et surtout pour ses qualités humaines qu’étaient la modestie et la générosité ainsi que la disponibilité.

Mohamed Brahim Salhi est connu aussi pour ses travaux de recherche en anthropologie, sociologie et histoire. Il était d’ailleurs chercheur au Centre de recherche Crasc (Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle)  d’Oran. Mohammed Brahim Salhi est né en 1952 à TiziWezzu. Il a effectué des études politiques à l´université d´Alger jusqu´en 1975 puis un cursus de 3e cycle en sociologie-ethnologie à l´Ecole des hautes études en sciences sociales (Paris). La question des identités religieuses en Algérie a fait l´objet d´une thèse de doctorat de 3e cycle (1979), prolongée par une recherche plus ample sur la même question articulée aux changements qui affectent l´Algérie à la fin du XXe siècle, qui aboutit à une thèse de doctorat d´Etat ès Lettres et sciences humaines (université de la Sorbonne-Nouvelle, Paris III, 2004).

Depuis 1979, il entame une carrière d´enseignant-chercheur en sociologie et anthropologie à l´université de Tizi-Ouzou et collabore avec le Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle (Oran). Le regretté Mohamed Brahim Salhi est le premier universitaire à avoir écrit un livre académique sur le printemps amazigh d’avril 1980 et sur les massacres perpétrés par les gendarmes algériens en 2001 en Kabylie. Mohamed Brahim Salhi est aussi auteur de nombreux autres ouvrages et études dont la majorité a trait à la Kabylie, son histoire et sa sociologie. Mohamed Brahim Salhi, bien qu’il fût l’un des intellectuels les plus en vue en Kabylie, il est toujours resté effacé et très peu médiatisé, hormis une parenthèse ayant suivi la parution de son livre « Algérie identité et citoyenneté ». Il avait alors animé quelques ventes dédicaces et des conférences et accordé des interviews sur le livre en question. Il n’a pas tardé à renouer avec sa solitude d’écrivain et de chercheur.

Tahar Khellaf

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