Ils observeront un sit-in aujourd’hui : Les promoteurs Ansej de Tizi-Ouzou en colère

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ANSEJ

TIZI-OUZOU (Tamurt) – Les promoteurs, ayant bénéficié des dispositifs d’aide à l’emploi de jeunes dans la wilaya de Tizi-Ouzou, observeront un sit-in de protestation, aujourd’hui, mercredi 7 septembre. Selon les représentants de ces derniers, le sit-in de protestation en question sera observé dès huit heures du matin devant le siège de la Banque extérieure d’Algérie (BEA), sise au centre ville de Tizi-Ouzou.

Les promoteurs concernés par cette action de protestation sont ceux de l’Ansej (Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes) mais aussi ceux de la Cnac (Caisse nationale d’assurance chômage). Pour rappel, le dispositif de l’Ansej est destiné aux jeunes de moins de trente-cinq ans alors que celui de la Cnac est censé offrir aide, assistance et financement aux citoyens sans emploi, âgés entre trente-cinq ans et cinquante ans. Au départ, et compte tenu de la crise de chômage qui secoue l’Algérie de plein fouet, les jeunes, désemparés n’ayant aucune chance de trouver un emploi dans un pays qui n’offre pas de perspectives en la matière, ont été vite emballés par ces dispositifs. Mais, l’euphorie de ces jeunes a été de courte durée. Après avoir contracté des dettes et monté des projets, ils se sont retrouvé face à une véritable impasse. Le marché algérien ne foisonne pas et c’est tout naturellement que les jeunes promoteurs se sont retrouvés en train de tourner les doigts alors qu’ils doivent rembourser leurs dettes rubis sur l’ongle selon les accords signés au préalable. L’engouement de ces jeunes s’est vite transformé en cauchemar.

Aujourd’hui, non seulement ils sont endettés jusqu’au coup, en plus ils n’arrivent pas à faire décoller leurs projets. Pour arracher n’importe quel marché, il faut avoir des connaissances au plus haut niveau, déplorent les concernés. Or, c’est vraiment loin d’être leurs cas. Pour de nombreux observateurs et économistes, les dispositifs d’aide à l’emploi de jeunes sont de véritables armes à double tranchant. Autant, ils peuvent offrir une chance inespérée aux jeunes chômeurs pour lancer leurs propres affaires et créer même de l’emploi, autant ils peuvent se transformer en une source d’angoisse. C’est le cas, ces semaines-ci, de bon nombre de jeunes qui se sont lancés dans cette aventure et qui risquent ainsi d’être poursuivis en justice pour n’avoir pas  remboursé leurs dettes. Mais cette frange de jeunes ne doit pas faire de l’ombre à celle constituée de dizaines de milliers d’autres promoteurs ayant bénéficié de ce même dispositif et qui ont réussi en peu de temps à s’imposer sur le terrain.

Tahar Khellaf  

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