Maison de la presse de Tizi-Ouzou : L’étrange silence de l’association des journalistes

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Maison de la presse Tizi Wezzu

TIZI-OUZOU (Tamurt) -L’association des journalistes et correspondants de presse de la wilaya de Tizi-Ouzou, observe un silence étrange devant le retard énorme mis dans la mise en service de la maison de la presse Malik-Ait-Aoudia de Tizi-Ouzou.

En effet, l’association en question n’a fait aucune sortie médiatique pour dénoncer le fait que presqu’une année après son inauguration, la maison de la presse de Tizi-Ouzou reste toujours fermée. De même qu’aucune démarche n’a été entreprise par ses responsables pour régler ce problème. Et la majorité des correspondants de presse de la wilaya continue d’exercer leur métier dans des conditions pénibles. Ils écrivent leurs articles dans des cybercafés, notamment dans celui situé à l’intérieur de la maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi-Ouzou et ils réalisent leurs interviews généralement dans des cafés maures dans des conditions que tout le monde peuvent deviner.

L’association des journalistes de Tizi-Ouzou avait pourtant énergiquement réagi le jour où la maison de la presse avait été inaugurée par Hamid Grine, le Ministre de la communication. L’association avait même organisé un rassemblement de protestation  au moment de l’inauguration pour dénoncer le fait que les autorités concernées aient choisi le nom du journaliste Malik Ait Aoudia au détriment des journalistes de la wilaya de Tizi-Ouzou qui ont été assassinés lors des années de guerre civile, notamment Said Tazrout, Achour Belghezli, Smail Yefsah ou Allawa Ait Mbarek, entre autres. A l’époque, Hamid Grine avait tenté de calmer les esprits en promettant que d’autres infrastructures en cours de réalisation devraient porter les noms de ces journalistes victimes du terrorisme.

Tahar Khellaf

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