Des milliers de fans à l’enterrement de Lounès Kheloui

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Enterrement Lounes Kheloui

TIZI-OUZOU (Tamurt) – Lounes Kheloui a été enterré, vendredi, au cimetière du village Taddart Tamokrant à Ihesnawen, près de Tizi-Ouzou. Ils étaient des milliers de fans et amis du regretté chanteur kabyle, décédé mercredi dernier au Centre hospitalo-universitaire « Nedir Mohamed » de Tizi-Ouzou, à accompagner le défunt à sa dernière demeure.

En plus des amoureux de Lounes Kheloui, dont les chansons resteront gravées à l’éternité dans leur esprit, il y avait également des artistes kabyles à l’inhumation parmi lesquels Hacène Ahrès, Belaid Tagrawla, Ali Meziane, Yasmina ainsi que plusieurs chanteurs en herbe et moins connus. La dépouille de Kheloui Lounes a été déposée à la placette du village  au centre d’Ihesnaouene, pour permettre aux citoyens de lui rendre un dernier hommage, avant d’être acheminée au cimetière situé un peu plus haut, où elle  a été inhumée.Tous les présents qui ont côtoyé de très près le regretté Lounes Kheloui ont mis en  exergue sa gentillesse ainsi que sa modestie légendaire.

Quant à son talent artistique, ce sont l’ensemble des kabyles qui savent que la chanson kabyle vient de perdre l’un de ses meilleurs représentants aussi bien sur le plan vocal, de la musique, de l’interprétation que des textes. Né le 14 mai 1950 à Taddart Tamokrant dans le grand village d’Ihesnawen  (commune de Tizi-Ouzou), Kheloui Lounes a fait son entrée dans le monde artistique  en 1972 avec la sortie de son premier album. Il a ensuite animé son premier gala en France  en 1979. Sa discographie est riche de dizaines de poèmes qu’il habille de douces  mélodies, pour leur donner vie avec sa voix rauque et inimitable. Ses textes abordent plusieurs thématiques, dont les difficultés de la  vie, les valeurs, la séparation, l’amour de la patrie et l’amour en général, ce dernier  thème auquel il consacre de nombreuses de ses plus belles chansons. Il part en laissant un album de 14 chansons dont le mixage a été achevé  le 20 octobre dernier, rappelle-t-on.

Tahar Khellaf

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