Colloque international, à Bougie, sur le débarquement des frères Barberousse en Algérie : Célébration toute honte bue de trois siècles de domination

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Ottomans

BOUGIE (Tamurt) – Le campus d’Aboudaou de l’université Abderrahmane Mira de Bougie,  abrite un colloque international qui se tient depuis ce mercredi sous le thème «Khair-Eddine Barberousse et la naissance de l’Algérie à l’époque ottomane». Et pour pousser l’outrecuidance à son paroxysme, un parterre de personnalités ont été invité à ce colloque de la honte pour célébrer toute honte bue le 500 anniversaire du débarquement des deux corsaires dans la ville des Hammadites.

Une colonisation hissée au rang de libération par des ottomans qui n’ont aucunement apporté un quelconque savoir à une Algérie soumise depuis la nuit des temps à des invasions en cascade. Le hic est que le pouvoir d’Alger a de tout temps fait l’apologie de la civilisation ottomane, nonobstant la mise à sac par ces deux ex-machina. L’humiliation sonne telle une victoire chez les musulmans tant que l’occupant est de la même religion qu’eux. La France est représentée comme un diable, car sa religion n’a aucun lien avec celle de Mahomet. En s’emparant d’Alger en 1530 après avoir chassé les Espagnols du Penon, le corsaire turc Aroudj surnommé Barberousse fit étrangler Salim Toumi des Béni Mézghana (prince d’Alger) avant d’épouser sa femme Salima.

Par ce geste de terreur, il voulut marquer les esprits des habitants d’Alger qui avaient refusé dans un premier temps sa présence en s’alliant à la dynastie berbère des Hafsides qui l’avait combattu durement.Il y instaura alors un régime de répression inouïe pour les punir.Dès la prise d’Alger par les pirates ottomans jusqu’à leur départ forcé en 1830, tous les deys qui s’étaient succédé à la régence étaient tous sans exception des janissaires (pirates) d’importation venus d’Albanie, de Venise, de Bosnie, de Crête, du Caucase, mais aucun d’eux ne fut un autochtone. Les Turcs avaient institué un apartheid en Algérie. Au sommet de la hiérarchie sociale se trouvaient les janissaires ottomans, puis les Koulouglis (issus des mariages entre les Turcs et les Algériennes) les chrétiens, les Juifs puis au bas de l’échelle pataugeaient les Algériens de souche. L’imposture du régime algérien voulant à tout prix obnubiler le peuple algérien par des historiettes à dormir debout ne tient plus la route, car l’histoire s’écrit d’elle-même. Les Berbères n’ont aucune leçon à recevoir des colons du passé ni de leurs cerbères et larbins qui font des pieds et des mains pour que le mythe des « émancipateurs » reste d’actualité.

Amnay

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