Les familles des disparus ne lâchent pas prise

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ALGERIE (Tamurt) – Si la plupart des proches des familles des disparus algériens durant les années 1990 ont fini par lâcher leur combat, d’autres, par contre, ne veulent rien entendre. Les proches des victimes citent souvent les noms d’officiers de police qui ont interpellé leurs frères ou enfants.

La plupart des disparus ont été vus pour la dernière fois dans les commissariats de police.  » On veut la vérité sur nos enfants. Qu’on nous donne au moins leurs cadavres pour faire le deuil », nous déclara une mère d’un disparu. D’autres veulent que les officiers de police, dont certains sont toujours en poste, soient présentés devant les juges pour répondre des accusations de crimes commis contre des civils innocents.

 » Si mon enfant a commis quoi que ce soit, il a, quand même, droit à un procès », nous déclara un autre père d’un militant du RCD, porté disparu au commissariat de police de Hussein Dey, en 1994. D’autres s’interrogent comment les disparus ont été exécutés et où sont passé leur corps? Ils se demandent si des fosses communes existent. Certains proches de disparus soupçonnent le régime algérien, plus particulièrement les militaires, d’avoir incinéré les corps des disparus.

Lounès B  

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