Elections législatives : Le FFS signera sa première sortie à Tizi-Ouzou

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Direction du FFS

ALGÉRIE (Tamurt) – Après une guerre intestine, ayant emporté dans son sillage plusieurs cadres et militants du parti, le FFS semble avoir réussi, enfin, à installer un semblant de calme dans sa maison. C’est donc pour cette raison qu’il convoque toutes ses troupes pour ce samedi 21 janvier à Tizi-Ouzou, la wilaya, avec Bougie, où le FFS ambitionne d’arracher le plus de sièges possibles aux élections législatives qui auront lieu dans moins de cinq mois.

Après avoir signé un pacte avec le clan présidentiel concernant le nombre de sièges qui lui seront attribués, en contre partie d’un cautionnement de cette élection, le FFS tente ainsi d’occuper le terrain dans une région qui ne lui est plus acquise d’office comme cela fut le cas durant les années quatre-vingt-dix, surtout au lendemain des événements d’octobre 1988. La rencontre du FFS, d’aujourd’hui, verra la participation de tout le bataillon du parti à commencer par les membres du présidium, le premier secrétaire ainsi que les membres de la fédération de Tizi-Ouzou et de toutes les sections. Après avoir fait le ménage dans la maison FFS, les responsables du parti vont enfin se rapprocher de la base, non pas pour l’associer dans le choix des candidats à présenter aux législatives, mais pour lui dicter la conduite à tenir et, peut-être, lui communiquer les noms des candidats choisis par les vrais décideurs de l’ombre au sein du FFS.

Mais le FFS n’est pas le seul à fonctionner ainsi de manière anti-démocratique en Algérie. Tous les partis politiques sont gérés par une seule personne ou un groupuscule d’individus qui font la pluie et le beau temps à leur guise. C’est le cas du RCD, du FLN, du RND, etc. En Algérie, les partis politiques agréés sont une projection de l’ex-parti unique, le FLN. D’ailleurs, aucun parti n’organise des élections primaires afin d’élire démocratiquement et dans la transparence absolue les candidats aux différentes élections. Ces derniers sont imposés d’en haut. Et celui qui osera élever sa voix pour protester aura le même sort que celui qui a été réservé à Rachid Halat, exclu du FFS, sans même avoir eu le droit de se défendre ni de plaider sa cause.

Lyès Medrati  

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