Il a réuni ses cadres à Tizi-Ouzou : Les contradictions du FFS

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Abdelmalek BOUCHAFA FFS

ALGÉRIE (Tamurt) – Le plus vieux parti d’opposition, devenu un allié du pouvoir, ne cesse de surprendre avec ses interminables contradictions. Un peu comme le RCD. Mais dans la maison du RCD, la pratique est ancienne puisque sa création en 1989 était déjà inscrite dans cette optique. Ce qui n’est pas le cas du FFS dont la fondation a été marquée par l’assassinat de quatre-cent de ses militants ayant pris les armes contre la dictature de Ben Bella au lendemain de l’indépendance.

Ce samedi 21 janvier, le premier secrétaire du FFS, Abdelmalek Bouchafa, a présidé, au centre de loisirs scientifiques de Tizi-Ouzou, une rencontre de son bureau fédéral. Comme il fallait s’y attendre, son intervention a porté essentiellement sur la participation du parti du regretté Hocine Ait Ahmed aux prochaines législatives. Mais ce qui ne tient pas la route dans la plaidoirie de Bouchafa en faveur de la participation, ce sont les arguments avancés. Le premier secrétaire du FFS a affirmé que le but, en participant, ce n’est pas d’arracher des sièges à l’APN. Or, il s’agit d’une donne universelle : participer aux élections vise à obtenir le maximum de sièges à l’assemblée populaire nationale élue. Donc, au FFS, on innove en traçant d’autres objectifs aux élections. Le hic, c’est qu’au FFS, les responsables sont convaincus que les prochaines élections seront encore truquées, et ce sont eux qui le disent. Malgré cette certitude, le FFS participera aux élections.

Tout le monde en Algérie, même les plus naïfs ne sont pas sans savoir que ce sont le FLN et le RND qui auront la majorité écrasante à la prochaine APN. Le FFS et le RCD n’auront pas plus de dix-neuf sièges chacun. Peut-être moins même, quand on sait que Nordine Ait Hamouda pilotera une liste constituée des dissidents du RCD et il présentera une autre liste à Bougie. Avec toutes ces données, le FFS prendra part à ces élections. Pour justifier cette participation, les responsables du FFS disent que l’objectif consiste seulement à mettre à profit cette participation pour garder contact avec les citoyens. On se demande alors, pourquoi le FFS n’avait pas eu cette « ingénieuse idée » pendant les longues années où il avait fait  du boycott de toute élection un leitmotiv ?

Lyès Medrati  

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