Le maire de Boghni radié : Le FFS poursuit sa purge

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Boghni

TIZI-OUZOU (tamurt) – Aucune voix discordante n’est désormais tolérée dans les rangs du Front des forces socialistes (FFS). Celui qui ose élever la voix est vite remercié. La dernière victime du cabinet noir du FFS n’est autre que le président de l’Assemblée populaire communale de Boghni dans la wilaya de Tizi-Ouzou.

Il s’agit de Ahmed Belhadj auquel  le FFS vient d’ôter la couverture politique. Une sanction sévère qui ne retire toutefois pas le statut de maire à cette énième victime du fonctionnement stalinien du plus vieux parti d’opposition. Ce parti continue sa lune de miel avec le pouvoir algérien au grand dam de tous ceux qui ont sacrifié leur vie pour les idéaux démocratique du FFS. Des idéaux qui ne sont désormais que de lointains souvenirs. Le maire de Boghni a été radié des rangs du parti par « les plus hautes instances de la formation politique », tel qu’expliqué par la  section communale de Boghni, qui a rendu publique une déclaration sur ce sujet. Dans ladite déclaration, le section du FFS souligne que « cette sanction que la section considère juste et méritée, fait suite à la gestion catastrophique de l’APC, à l’indiscipline partisane et aux écarts de conduite ».

Sans vouloir jouer à l’avocat du maire déchu, une question se pose de fait à ceux qui ont décidé de radier cette victime : Pourquoi avoir attendu cinq longues années et la fin du mandat du maire en question pour découvrir toutes ces tares ? Il est évident que d’autres raisons existent et justifient cette radiation. Le maire de Boghni a-t-il émis le souhait de se porter de nouveau candidat alors que les décideurs de l’ombre au FFS en ont décidé autrement ?

Tahar Khellaf pourTamurt

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