Le FLN et le RND à Tizi Ouzou On prend les mêmes et on recommence !

7
RND-FLN

TIZI-OUZOU (Tamurt) – L’un est l’ex-parti unique (qui est toujours unique d’une certaine manière) et l’autre est son fils. Même si le monde a évolué, dans les maisons du FLN et du RND, rien ne semble avoir changé depuis toujours. Les mêmes pratiques  sont encore de mise. En effet, les deux formations politiques en question viennent de rendre publiques leurs listes de candidats aux prochaines législatives du 4 mai 2017. Concernant le FLN, c’est encore le Mouhafedh Said Lakhdari, qui a déjà cumulé deux mandats de député qui est placé tête de liste.

Pourtant, quelques jours auparavant le chef du FLN, Djamel Ould Abbès a déclaré que le parti a décidé de limiter les mandats de député à deux. Mais comme il s’agit du FLN, on peut conclue vite qu’il s’agit juste d’un discours démagogique et populiste, vite démenti par la réalité du terrain. De nombreux militants et cadres du FLN à Tizi-Ouzou, mécontents de ce choix flagrant, ont affirmé que Said Lakhdari a été imposé d’en haut. Par qui et pourquoi ? Personne ne détient les réponses à part les concernés.

Idem dans la maison du RND, Ou pis encore puisque Tayeb Mokkadem, imposé tête de liste, le sera pour la quatrième fois consécutive.  Il sera député pour la quatrième fois de suite comme si dans ce parti, il n’y a pas d’hommes pour assumer la mission de député, laquelle en Algérie se limite à lever la main de temps à autres, rien de plus. Tayeb Mokkadem est pourtant source de mécontentement dans les rangs du RND à Tizi-Ouzou depuis plusieurs années. Mais comme il bénéficie de soutiens solides d’en haut aussi, la direction nationale du RND a tourné le dos au choix de la base militante qui a jeté son dévolu sur Sid Ali Zemirli (vice-président de l’assemblée populaire de wilaya).

Alors que la liste des quinze candidats du RND à Tizi-Ouzou a été ficelé « démocratiquement » en quelque sorte, le jour J., tout est remis en cause et le nom de Sid Ali Zemirli a été effacé et remplacé par l’inamovible Tayeb Mokkadem. Avec de telles pratiques, il y a encore des imbéciles qui continuent de parler de démocratie en Algérie.

Tahar Khellaf

COMMENTER

Veuillez entrer votre commentaire!
Veuillez entrez votre nom ici