Le FFS, créé depuis 1963, n’a jamais réussi à s’implanter en dehors de la Kabylie.

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secrétaire du FFS

KABYLIE (Tamurt) – Rien n’empêche, les responsables de ce parti le présentent,  toujours, comme un parti algérien et national. Ils jurent, à qui veut les entendre, que leur parti est présent dans toute l’Algérie.

Le FFS pousse même le bouchon plus loin au point de militer pour une « Union Maghrébine ». Mais la réalité du terrain est autre, comme tout le monde le sait. Pis encore, ces dernières années, le FFS est devenu presque même pas un parti kabyle. Mais une petite formation politique au niveau de certaines localités de la Kabylie. Le FFS est donc un parti régional en Kabylie. Il suffit de jeter un coup d’œil sur les candidats de sa liste aux législatives prochaines à Tizi-Ouzou, par exemple, pour le constater.  Tout le versant nord de la wilaya de Tizi-Ouzou n’est pas représenté, comme ce fut le cas aux dernières législatives.

Les communes de  Sidi Naamane, Makouda, Mizrana, Tigzirt, Boudjima, Ath Waguenoun, Iflissen,  Ait Aissa Mimoun, Azeffoun, Ahgriv, Zekri, Aït Chaffaa, Akerou, et même Yakouren, ne comptent  aucun candidat sur les premiers de la liste du FFS à Tizi-Ouzou. Tous les candidats du FFS à Tizi-Ouzou sont dus sud de la wilaya et un peu de la haute Kabylie. Un régionalisme flagrant. De ce côté, les listes du RCD sont plus équilibrées en Kabylie. Même le FLN et le RND ont fait mieux que le FFS en matière de représentation, par les candidats, de toutes les localités en Kabylie.  En un mot, le FFS a même perdu sa vocation de parti régional. Il est devenu un parti local!

Ravah Amokrane

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