Tizi Ouzou : Des journalistes se déchirent à cause de la Maison de la Presse

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Maison de la presse

TIZI OUZOU (Tamurt) – Alors que tout le monde pensait que la maison de la Presse, réalisée à Tizi-Ouzou, allait constituer une source de contentement pour les journalistes exerçant dans la région, il s’est finalement avéré que cette infrastructure est une source de problèmes et de guéguerre entre des journalistes locaux. D’ailleurs, c’est cette guerre entre correspondants qui est à l’origine du retard accusé dans la mise en service de cette infrastructure pourtant inaugurée par le Ministre de la Communication, Hamid Grine il ya près de deux ans déjà.

Pourquoi les journalistes de Tizi-Ouzou se déchirent-ils à cause de cette Maison de la Presse ? Il s’agit d’une question inhérente essentiellement à deux points. Et c’est une affaire d’intérêts. En effet, plusieurs journalistes ambitionnent d’être nommés à la tête de cette infrastructure afin de gérer la quarantaine de locaux qui s’y trouvent. Un poste qui permettrait, selon plusieurs témoignages, à celui qui sera à la tête de l’infrastructure de faire des affaires puisqu’il serait d’ores et déjà question d’attribuer certains locaux,  non pas à des journaux et à des chaines de télévisions, mais à des boites de communication privées ! La deuxième raison de cette situation est inhérente à la gestion du café-restaurant qui se trouve à l’intérieur de cette Maison de la Presse.

En effet, plusieurs journalistes ont émis le vœu d’obtenir la gérance de ce commerce parmi lesquels le correspondant du quotidien et de la chaine de télévision Echourrouk, qui a même exprimé ce souhait via un communiqué qu’il a publié sur sa page facebook. Plusieurs autres journalistes de Tizi-Ouzou se « battent », ces jours-ci, non pas pour la liberté d’expression  mais pour devenir patron de ce café-restaurant, destiné aux journalistes et aux citoyens qui auront désormais affaire à la presse locale. Ainsi, après s’être trainés devant les tribunaux pour une histoire de logements, les journalistes de Tizi-Ouzou se déchirent maintenant pour un fast-food.

Tahar Khellaf

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