Pour sa campagne électorale : Le RCD choisit la chaîne du fils d’Abassi Madani !

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Bellabes

ALGÉRIE (Tamurt) – C’est à peine croyable mais malheureusement vrai. Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) a choisi la chaine de télévision du fils d’Abassi Madani pour lancer sa campagne électorale pour les élections législatives du 4 mai 2017.

En effet, le parti présidé par procuration par Mohcine Belabbas, a opté pour une chaine de télévision islamiste, à savoir El Magharibia, qui défend toujours, bec et ongle, le Front islamique du salut (FIS), le parti dissous qui a mis l’Algérie à feu et à sang dans les années quatre-vingt dix. Il est évident qu’en ouvrant ses portes au RCD, ce n’est pas parce que cette chaine intégriste partage une quelconque idée politique avec le parti de Saïd Sadi mais c’est plutôt par stratégie. Le RCD étant en train de radicaliser en apparence son discours contre le pouvoir (afin de contrecarrer le MAK), les responsables d’El Magharibia ont sauté sur l’occasion pour avoir un allié de plus dans son opération de dénigrement du pouvoir algérien. Un pouvoir dictatorial et conservateur qui est en réalité le vrai relai des intégristes puisqu’il a ouvert les portes de la Rahma aux terroristes qui ont passé une partie de leur vie à tuer d’innocents algériens. Le RCD, un parti qui était laïc à son lancement au début des années quatre-vingt-dix, toute honte bue, n’a donc pas trouvé mieux que de lancer sa campagne via cette chaine de télévision dont les convictions  islamistes sont exhibée à longueur de journée à toute occasion.

En effet, les responsables du RCD ont opté pour cette chaine pour participer à une émission de campagne visant à présenter les candidats du parti à Tizi-Ouzou en interviewant longuement la tête de liste du RCD. Et ce jeudi, c’est Mohcine Belabbas, le président du RCD, désigné par Saïd Sadi et non pas élu démocratiquement, qui a été invité par cette chaine qui l’a également interviewé longuement. Qui aurait cru que le RCD allait un jour devenir un allié du FIS, dont il fût le premier ennemi public. Mais c’était : il était une fois…

Tahar Khellaf

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