Tizi-Ouzou : Les deux victimes d’abus sexuels n’ont pas déposé plainte

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patron de la police algérienne

TIZI-OUZOU (Tamurt) – Les deux jeunes étudiantes kabyles qui ont été arrêtées arbitrairement puis humiliées et harcelées sexuellement, le 19 avril au soir,  au commissariat central de la police coloniale de Tizi-Ouzou, n’ont pas souhaité déposer une plainte contre les trois policiers. « Les deux jeunes filles souhaitent surtout garder l’anonymat. On peut les comprendre et ont refusé de déposer plainte malgré notre insistance. Elles sont toujours sous le choc », nous a informé un des étudiants souverainistes de l’université de Tizi-Ouzou.

« D’après une amie de la victime, des égratignures sont visibles sur les corps des deux victimes et un médecin a attesté qu’elles ont été violentées », ajoute l’étudiant souverainiste. Des informations font état de l’identification des trois policiers, qui ont abusé sexuellement des deux jeunes filles, par la police des polices. Mais l’information reste au conditionnel et on n’a pas pu la confirmer. «Je sais qu’une enquête a été ouverte le 20 avril au matin concernant cette affaire, mais on n’a pas plus de détails sur la suite. On dit que l’un des policiers est d’Annaba et les deux autres sont des Algérois d’origine kabyle », nous confie un policier kabyle qui exerce dans un commissariat à la ville de Tizi-Ouzou.

S’agit-il d’un acte isolé ou commandité ? La nouvelle a fait le tour de la Kabylie et tout le monde attend la suite réservée à cette affaire. « Si les victimes déposeront plainte, nous allons saisir même les instances internationales et les trois policiers seront poursuivis en justice dans des tribunaux internationaux », fulmine notre interlocuteur, visiblement très remonté par cet acte indigne.

Ravah Amokrane 

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