Campagne électorale à Tizi Ouzou : La majorité des meetings annulés

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Abdelwahab Derbal

TIZI OUZOU (Tamurt) – C’est la première fois dans l’histoire  qu’une campagne électorale soit à ce point boudée par les citoyens de la Kabylie. L’une des répercussions directes  de ce constat est le fait que tous les partis politiques en lice, notamment dans la wilaya de Tizi-Ouzou, ainsi que les listes indépendantes, ont été contraints d’annuler tout simplement plus de la moitié des meetings qu’ils ont prévus d’animer dans les soixante-sept communes.

L’information ne provient pas d’une quelconque opposition mais du président de la Haute Instance Indépendante de Surveillance des Elections législatives, Abdelwahab Derbal en personne. Ce dernier n’a pas pu nier, lors de sa visite à Tizi-Ouzou, l’ampleur du désintérêt enregistré depuis le premier jour de campagne. Il a même avancé le taux de 60 % concernant le nombre de meetings qui n’ont pas pu se tenir pour absence de public. Les meetings en question ont été annulés par les partis politiques eux-mêmes, a indiqué le même responsable.  Avec des données plus chiffrées, ce constat donne 419 meetings annulés sur les 604 programmés tout au long de cette campagne électorale morose et burlesque. Il faut ajouter à cela les meetings qui se sont déroulés dans des salles presque vides ou clairsemées comme c’est le cas du meeting du FLN à Tigzirt, dont nous avons parlé dans un article précédent, mais aussi lors du meeting de Louisa Hanoune à la maison de la culture Mouloud-Mammeri, jeudi passé.

Mais même les autres partis comme le FFS, le RCD, le MPA, le RND et le FLN ainsi que les candidats indépendants ont eu à faire des interventions souvent devant  une poignée de personnes dont principalement leurs accompagnateurs ou des amis, contactés par téléphone à titre individuel et sollicités pour camper le rôle de figurants dans une campagne électorale qui ressemble à tout point de vue à une pièce de théâtre dont le scénario est nul et dont les acteurs n’ont dans la tête que les 40 millions de centimes par mois de salaires dont ils rêvent.

Tahar Khellaf  

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