Bouteflika invite les islamistes au gouvernement

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ALGÉRIE (Tamurt) – Y a–t-il un  nouveau rapport de force entre clans au sommet de l’Etat Algérien ? Un forcing qui oblige à un retour en force des islamistes malgré leur faible récolte lors des dernières élections législatives du 4 mai dernier ? Ou bien s’agit-il plutôt de calculs politiciens, en perspective des élections présidentielles de 2019, qui seraient à l’origine de tout ce qui se trame sur la scène politique algérienne depuis plusieurs mois ?

En tout état de cause, ce qui s’est passé en ce mercredi 10 mai est intrigant. En effet, le Président Abdelaziz Bouteflika, en personne,  a chargé Abdelmalek Sellal, son premier ministre de contacter Abderrezak Mokri, le Président du parti islamiste le Mouvement pour la Société pour la Paix (HMS) pour lui transmettre le souhait du Président de la République de confier  à ce parti quelques postes ministériels dans le prochain gouvernement. L’information a été livrée par Abderrezak Mokri, lui-même, ce dimanche, lors d’une conférence de presse qu’il a animée à Alger. Abderrezak Mokri a affirmé aux journalistes que sa réponse à Sellal a été qu’il faudrait attendre la tenue du conseil de consultation (Madjliss echourra) de son parti, seul habilité à trancher sur ce genre de questions.

Après avoir été écarté du gouvernement depuis plusieurs années, les islamistes vont ainsi revenir par la grande porte alors que les dernières élections législatives ne les ont point propulsés au point de pouvoir  expliquer un tel revirement. On imagine mal des ministres islamistes siéger aux côtés de Sellal ou encore de Nouria Benghebrit. Mais en Algérie, où l’opportunisme est la première règle en politique, il faut s’attendre à tout.

Tahar Khellaf  

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