L’AMA saisit l’ONU au sujet de la violation des doits de l’homme en Algérie

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COMMUNIQUE (Tamurt) – Dans un rapport transmis au comité des droits de l’homme des nations unies par l’assemblée mondiale amazighe et signé par son président délégué pour l’Algérie, Khodir Sekouti,  dont une copie a été transmise à notre rédaction, il a été soulevé plusieurs points noirs relatifs au respect des droits de l’homme. Le pouvoir algérien a été pointé du doigt quant à la discrimination et à la marginalisation adoptée à l’égard du peuple autochtone, les amazighs.

Il est souligné que la politique de l’État algérien depuis sa constitution illégitime, est une politique raciste et anti-Amazighe, qui a comme seule et unique mission, la négation et l’extermination des peuples autochtones et de tout ce qu’ils véhiculent comme histoires, cultures et valeurs universelles. Les Amazighs d’Algérie son spoliés de tous leurs droits. En dépit de la constitutionnalisation de Tamazight comme langue nationale et officielle, l’enseignement de cette langue, la première langue de l’Afrique du nord demeure précaire et facultatif. Les manifestations publiques sont interdites et réprimées à l’instar de la marche organisée par le MAK à l’occasion de yennayer 2014. La répression a atteint son paroxysme  le 20 avril 2014 quand le pouvoir algérien a réprimé de manière barbare la Marche organisée à Tizi Ouzou par le même mouvement dans le cadre de la célébration du double anniversaire du printemps Amazigh et du printemps noir. Des dizaines de blessés et d’interpellation  ont été signalées et les autorités algériennes ont refusé d’assumer la responsabilité de leurs actes criminels. Des vidéos de lynchage des manifestants kabyles par les policiers algériens ont été diffusées sur les réseaux sociaux.

Concernant le pays du Mzab, il est,  également, mis en avant la violation des droits de l’homme et le racisme pratiqué à l’endroit des autochtones. « Des activistes  mozabites des droits de l’Homme, à leur tête le Dr Kamel Eddine Fekhar, qui risque la mort après plus de 60 jours, sont victimes d’arrestations et des poursuites judiciaires graves et injustes. 42 militants du Mouvement pour l’Autonomie du Mzab  ont fait l’objet d’arrestations illégales et infâmes  et ce pour avoir revendiqué  le respect des droits des Amazighs du Mzab, éveillé les consciences et alerté l’opinion internationale sur les graves dangers qui pèsent sur le peuple mozabite, notamment en publiant les photos et les vidéos mettant en cause les services de sécurité algériens dans les agressions racistes et meurtrières menées contre les amazighs du Mzab  dont 30 sont lâchement assassinés durant  ces événements » .

Pour ce qui concerne le peuple touareg, le racisme date depuis l’indépendance de l’Algérie, est-il rappelé. « Depuis 1962, le régime algérien considère les Touaregs comme des citoyens de deuxième catégorie après les Arabes. Ils sont éloignés de tout poste administratif local ou supérieur. Il n’y a même aucun officier touareg dans l’armée populaire algérienne ». Les autorités algériennes violent régulièrement les droits de l’homme, ils ont sévèrement porté atteinte aux droits humains. Le régime a continué à réprimer la liberté d’expression et la répression des sit in pacifiques, les marches et utilise toutes les  moyens mobilisant d’importants effectifs  de police  pour interpeller et incarcérer les défenseurs de droits de l’homme, surtout les activistes amazighs.  Les recommandations de l’assemblée mondiale amazighe se rapportent  à l’exigence de la libération immédiate de tous les prisonniers politiques, notamment les mozabites, et l’obligation qui doit être faite aux autorités algériennes de se conformer au droit international et d’arrêter sur le champ la politique d’agression à l’encontre du peuple amazigh.

Amaynut  pour Tamurt

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