Tizi Ouzou : Les nouveaux députés ont déjà disparu

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Députés

TIZI OUZOU (Tamurt) – A peine « élus », les nouveaux membres de l’Assemblée populaire nationale algérienne ont déjà disparu de la scène et ne donnent plus signe de vie. Un seul député a daigné revenir, en quelque sorte, à la base en animant même une conférence de presse à Tizi-Ouzou. Il s’agit du désormais député Nordine Ait Hamouda, élu sur la liste indépendante appelée « Alternative citoyenne », qui s’est exprimé cette semaine devant les journalistes de Tizi-Ouzou.

Les autres députés, motus et bouche cousue ! Il n’y a certes rien d’étonnant devant une telle attitude désolante, voire honteuse et empreinte d’ingratitude, mais le fait mérite bien d’être signalé pour rappeler si besoin est le véritable objectif à travers la participation des relais du pouvoir à ces élections législatives. Ça mérite d’être signalé également en guise de reconnaissance aux millions de kabyles qui ont boycotté les élections législatives du 4 mai dernier car ayant compris que, s’ils venaient à y participer, ils contribueraient à cette grande supercherie. Dans la wilaya de Tizi-Ouzou, les nouveaux députés ne se sont même pas donnés la peine d’adresser un message de remerciements à la poignée de personnes qui ont voté et leur ont permis de passer du jour au lendemain à un statut de privilégié avec un salaire mirobolant de 40 millions de centimes. Ni les quatre députés du FFS à Tizi-Ouzou, ni les quatre autres du RCD encore moins les deux députés du FLN et du RND ou encore la députée du PT n’ont donné signé de vie à Tizi-Ouzou depuis la proclamation des résultats des législatives, dont le taux de participation dans la wilaya de Tizi-Ouzou ainsi qu’à Bougie a battu tous les records.

Devant autant d’ingratitude, on se demande quelle serait la réaction des citoyens naïfs qui ont cru bon d’aller voter pour untel ou untel le 4 mai dernier. Mais il n’est jamais trop tard pour se corriger. En novembre prochain, ce sera le tour des élections municipales. Ne pas aller voter sera encore une façon de dire non à un régime politique qui ne cesse de mener le bateau Algérie vers l’inconnu.

Tahar Khellaf pour Tamurt

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