Plus de 50 % des députés algériens n’ont pas le bac

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Députés algériens

ALGÉRIE (Tamurt) – Plus de cinquante pour cent des députés,  qui viennent d’être élus à la nouvelle Assemblée populaire algérienne (APN), suite aux élections législatives du 4 mai dernier, n’ont pas le baccalauréat. Il ne s’agit donc pas d’universitaires et on se demande de ce fait comment pourraient-ils se pencher sur des dossiers et des textes de loi qui détermineront l’avenir de l’Algérie et des citoyens algériens.

Certains députés, pour combler cette absence de niveau intellectuel et d’instruction, versent dans l’exhibitionnisme lors de leurs interventions. Des députés chargés, par exemple de jouer le rôle d’opposants au régime, versent dans les excès et les insultes ainsi que dans les accusations gratuites afin d’attirer l’attention sur eux. Mais le soir, les embrassades reprennent de plus belles avec ces mêmes responsables vilipendés dans la matinée pour les besoins de la mise en scène démocratique. Pour revenir à la question de niveau, même dans des grandes wilayas comme Tizi-Ouzou, plusieurs députés ayant été élus le 4 mai dernier ont un niveau d’instruction très limité.  C’est le cas d’un élu sur une liste indépendante qui ne parle jamais de son niveau d’instruction. Même quand il est obligé d’accompagner son nom par sa profession, il trouve toujours des formules afin de paraitre comme étant quelqu’un d’important. Il n’est malheureusement pas le seul puisque,  selon un autre député élu aussi le 4 mai passé, qui intervenait il y a quelques jours dans un média lourd, l’un des députés élus du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) est un vendeur de boissons alcoolisées.

Malheureusement, c’est ce profil de personnages qui prédomine la scène dans tous les secteurs en Algérie. Il n’y a pas que les députés qui n’ont pas le bac et qui n’ont qu’un niveau d’instruction très modeste. Tous les créneaux sont touchés par le phénomène de la médiocrité qui a pris une ampleur inquiétante et décourageante ces dernières années. Il n’y a qu’à citer le cas du ministre de la jeunesse et des sports actuel, El Hadi Ould Ali, qui, sans détenir aucun diplôme a occupé plusieurs postes de responsabilité dont celui de directeur de la culture de la wilaya de Tizi-Ouzou avant de finir ministre dans la République algérienne démocratique et populaire. Dans son CV, qu’on retrouve sur le site Internet de son ministère, El Hadi Ould Ali, cite en guise d’équivalent aux diplômes qu’il n’a pas le fait d’avoir été président d’une association culturelle de village, entre autres.

Tahar Khellaf

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