Le pouvoir veut un autre printemps noir en Kabylie

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Gendarmes lors du printemps noir

KABYLIE (Tamurt) – Les provocations en série des services de sécurité en Kabylie ne sont autres que la volonté manifeste du régime de faire sombre la Kabylie dans un énième massacre. Un rassemblement empêché à Iazouguen, des militants brutalisés et une autre manifestations pacifique a été empêchée à Larvaa narth Irathen. Ce qui a provoqué, d’ailleurs, des émeutes durant  toute la nuit d’hier.

Ceci en plus de la marche empêchée à Tuβiret, pour ne citer que ces exemples. Le plan d’un autre printemps noir en Kabylie se dévoile graduellement. Le régime veut certainement amener les souverainistes sur le terrain de la violence. Seule méthode politique qu’il maîtrise. Au lieu d’apaiser la situation et de s’ouvrir au dialogue, le régime excelle dans le mépris et la brutalité. Comment expliquer qu’une jeune militante ait été traînée par terre par une armada de policiers. Une manière pour toucher les kabyles dans leur dignité et les pousser à réagir négativement.

Au rythme où vont les choses avec une cadence accélérée de provocation, l’embrasement sera inéluctable en Kabylie.  Le régime rejette toute action pacifique. Il veut le pourrissement. Les décideurs ont depuis 1962 opté pour la politique de la « terre brûlée ». Quoi faire dans cette situation préoccupante? La Kabylie est sur un volcan. La colère pourra exploser à n’importe quel moment. Le climat de la violence gagne du terrain avec le concours des services de sécurité et de l’administration coloniale.

Ravah Amokrane 

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