Section de Tizi Ouzou: 28 militants claquent la porte du RCD

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TIZI-OUZOU (Tamurt) – Avec ces démissions interminables de cadres et de militants du parti, le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) est en train de vivre ce que le Front des forces socialistes (FFS) a vécu au milieu et à la fin des années quatre-vingt-dix.

En effet, le cycle des démissions ne semble pas vouloir prendre fin dans la maison du RCD à tel point que l’on se pose la question si ces dizaines de démissions ne se sont pas faites en concertation entre les concernés car elle s’apparentent à un véritable départ collectif bien planifié, compte tenu de la simultanéité des décisions en question. Ainsi, après le départ du maire de Tizi-Ouzou et un groupe d’élus de la même municipalité et de militants suivie par celle du maire d’Azazga et de deux autres élus, c’est au tour de pas moins de vingt-huit militantes et militants du parti de Mohcene Bellabas de  rendre publique leur décision de quitter le bateau du RCD, non sans expliquer les raisons très graves ayant motivé cette décision radicale. Une décision qui met sérieusement en péril l’avenir du parti, à la veille des élections municipales et dans une wilaya où le RCD est sensé jouer les premiers rôles, du moins durant les années quatre-vingt et le début des années 2000.

Les 28 désormais ex-militants du RCD ont souligné de leur lettre de démission que : « Le RCD était pour nous plus qu’un parti politique, c’était une école où nous apprenions les principes de base de la politique, de la vertu et du sens des responsabilités et du devoir. Nous y avons connu des hommes et des femmes de haute qualité intellectuelle et morale. Nous en tirons, aujourd’hui, fierté et prestige. C’était une période d’euphorie et d’espoir». Mais selon les démissionnaires, le RCD n’est plus ce qu’il était quand il a été créé. «Décisions unilatérales, violation manifeste des statuts et du règlement intérieur, mépris affiché envers la base militante, ignorée et cantonnée dans des tâches simplificatrices d’affichage, de battement de mains et d’acclamation, rétrécissement des espaces d’expression, suffocation et étouffement.

Telle est l’ambiance ressentie et vécue, depuis quelque temps, au sein de notre rassemblement», tel est résumé le RCD d’aujourd’hui par les 28 militants ayant divorcé avec le ce parti ayant suscité l’espoir au début des années quatre-vingt-dix avant que ses propres cadres, militants et citoyens ne commencent à découvrir que ce parti avait été créé dans le bureau du Général Larbi Belkheir, à l’époque conseiller du Président Chadli Bendjedid.

Tahar Khellaf  pour Tamurt

 

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