Canicule, feux de forêt et pénurie d’eau : C’est l’enfer en Kabylie

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Feux de forêt à Tizi Ouzou

TIZI OUZOU (Tamurt) – Depuis trois jours, la population de la wilaya de Tizi-Ouzou vit un véritable enfer. En effet, une canicule sans précédent est enregistrée dans la région depuis mercredi dernier en atteignant un pic durant la journée de jeudi.

La chaleur torride, avec des températures  dépassant les 45° à l’ombre, a encore persisté en ce vendredi. Mais, si la chaleur est le produit de la nature, il faut en revanche déplorer les incendies de forêt qui ont rendu le climat quasiment insupportable et l’air irrespirable. Ce n’est pas fini, puisque depuis le début de l’été, les villages des quatre coins de la wilaya font face à une grave pénurie d’eau potable. Avec un climat pareil, les robinets sont un sec. On imagine donc facilement quelle ambiance règne dans la région qui semble à tout point de vue abandonnée par l’Etat, pris de court par la crise financière et les caisses qui se vident progressivement depuis l’été 2015. On se demande à quoi aura servi la réalisation du barrage de Taksebt (à Takhoukht) si aujourd’hui la soif des citoyens de la wilaya de Tizi-Ouzou n’est pas étanchée en plein été caniculaire.

Pourtant, à Alger ou encore dans la wilaya limitrophe de Boumerdes, particulièrement au chef-lieu de wilaya, l’eau coule 24/24 heures des robinets. Et c’est à partir du barrage de Taksebt (sis sur le territoire de la wilaya de Tizi-Ouzou) que ces deux wilayas sont alimentées. Ainsi, on réalise un barrage d’eau à Tizi-Ouzou pour servir la capitale et Boumerdes au moment où les Tizi ouzéens meurent de soif. Dernièrement, les citoyens d’Issiakhen Oumeddour (sis à 7 kilomètres à l’est de la ville de Tizi-Ouzou) ont été obligés de fermer la route nationale 12 parce que leurs robinets sont à sec depuis trois mois. Les citoyens de la commune de Tirmitine dans la même wilaya ont aussi fermé le siège de leur mairie pour protester contre le manque d’eau. Il en est de même dans d’autres localités. Mais les autorités, au lieu de répondre aux doléances légitimes de la population, semble avoir d’autres chats à fouetter.

Tahar Khellaf   

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