Rassemblement pour la Kabylie (RPK) : Deux militants convoqués par la gendarmerie

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Convocations Gendarmerie

KABYLIE (Tamurt) – Décidément, tout est fait pour attiser le feu en Kabylie, ces derniers mois. Le pouvoir saute sur tout se qui bouge et ne rate aucune occasion pour verser dans la provocation. En tout cas, ce qui se passe ces derniers temps un peu partout en Kabylie ne peut pas être fortuit.

Trop de coïncidences et la simultanéité des provocations laissent clairement conclure à une sorte de conjuration qui peut avoir un rapport direct avec la guerre de succession ouverte au plus haut niveau de l’Etat algérien en prévision des élections présidentielles de 2019. Après ce qui a été vécu dans la région d’Aokas, on a vu que le pouvoir a interdit la tenue du premier séminaire du Rassemblement pour la Kabylie, programmé dans la commune d’Ath Oumalou, près de Tizi Rached. Malgré le refus d’autoriser ledit séminaire par le chef de daïra de Tizi Rached, les animateurs du RPK ont décidé de le maintenir et de le tenir dans la maison de l’un d’eux. Le séminaire a donc bel et bien eu lieu. Mais voilà qu’au lendemain de sa clôture, deux militants du RPK ont été convoqués par les éléments de la brigade de gendarmerie Tizi Rached. Il s’agit de Tahar Khouas et Ahmed Sadi.

Ces derniers, selon un communiqué du RPK, rendu public ce mardi ont subi un interrogatoire de plusieurs heures avant qu’on ne leur signifie qu’une poursuite judicaire a été engagée contre eux par le parquet pour le motif d’attroupement illégal. Le porte-parole du RPK, Hamou Boumedine,  a rappelé que cette poursuite en justice intervient au lendemain de la tenue, avec succès, du séminaire organisé par son mouvement les 21 et 22 juillet passés. Le même responsable a aussi rappelé que le séminaire du RPK s’est déroulé dans l’esplanade de la maison de l’un des membres du RPK. Et de ce fait, ajoute Hamou Boumedine, parler d’attroupement public illégal est sans fondement.  Il est également rappelé que l’autorisation pour la tenue de ce séminaire a été refusée.

Tahar Khellaf

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