Les chanteurs kabyles interdits à la maison de la culture d’Oran

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Palais de la culture d'Oran

CULTURE (Tamurt) – Alors que les starlettes du Raï et des chanteuses et chanteurs de lieux de débauche sont accueillis comme de vrais artistes à la maison de la culture de Tizi-Ouzou, à Oran, les chanteurs kabyles ne sont pas les bienvenus. Ils sont presque interdits de se produire au niveau de la maison de la culture de cette ville de l’Ouest Algérien.

Depuis plus de trois ans, aucun chanteur kabyle n’a été programmé ni ne s’est produit au niveau de cette wilaya qui a vu des défilés des milliers de chanteurs étrangers et plus particulièrement orientaux.  » Nous avons sollicité la direction de la culture d’Oran pour programmer des chanteurs kabyles en cette période des festivités, à l’instar des autres chanteurs algériens et étrangers. Mais notre demande n’a jamais abouti depuis trois ans.On a fini par comprendre que les chanteurs kabyles et tous les artistes de cette région ne sont pas les bienvenus à Oran. On se sent étrangers à Oran », nous a relaté avec déception, Sofiane, un jeune musicien kabyle établi à Oran avec sa famille depuis plusieurs années.

Un régionalisme et un racisme dénoncés par les kabyles d’Oran.  » Certes les habitants d’Oran ne sont pas vraiment racistes envers nous. Au contraire, la plupart d’entres eux vouent une estime particulière aux kabyles, mais c’est l’administrations et les autorités qui attisent le racisme et le régionalisme envers nous les kabyles », expliquent Sofiane. La cas d’Oran n’est pas particulier. En dehors de la Kabylie et l’Algérois, les chanteurs kabyles sont des illustres inconnus pour les Algériens.

Ravah Amokrane 

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