Les dictionnaires et les sites d’information Kabyles en ligne sont interdits par le gouvernement algérien

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KABYLIE (Tamurt) – La suppression du dictionnaire asegzawal, très performant avec ses 40 000 entrées par le gouvernement algérien constitue une preuve de sa mauvaise foi dans sa reconnaissance de Tamaziɣt dans la constitution et sa volonté de l’éradiquer. Cette reconnaissance constitutionnelle n’est que de la poudre aux yeux pour tromper les Kabyles qui croient encore que la langue et la culture Amaziɣ peuvent s’épanouir dans une Algérie arabe. Ce qui est donné d’une main est vite retiré de l’autre.

Ce pouvoir colonial s’acharne maintenant à entraver l’évolution et la progression de la langue Kabyle sur l’internet car celle-ci s’y développent plus rapidement que par l’enseignement sporadique facultatif qu’il autorise dans les écoles Kabyles qu’ils contrôle encore.

Cette interdiction a pour but de saboter le gigantesque travail de recherche des militants comme Mohand Belkacem et son équipe d’informaticiens sur des projets de localisation de plusieurs outils numériques, notamment le réseau social Kabyle (Azeṭṭa imeṭṭi aqvayli VK), car VK nécessite l’utilisation de ces dictionnaires en ligne.

Rappelons que le gouvernement Algérien a interdit de nombreux sites Kabyles dont : Siwel, l’agence de presse Kabyle, tamurt.info, journal indépendant, le site de l’équipe nationale Kabyle.
Après les Nations Unies qui ont passé l’Algérie au crible où plusieurs pays membres ont rappelé l’Algérie à l’ordre, c’est au tour de l’Union Européenne de critiquer sévèrement cette dictature sur le non respect des Droits de l’Homme et de la liberté d’expression.

Yuva D

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