Présidée par un cadre local du FLN : La JSK battue 2 à 1 à Tizi Ouzou

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KABYLIE (Tamurt) – Quelques semaines après l’installation d’un cadre actif du FLN (Front de Libération Nationale) et candidat sous la houlette de l’ex-parti unique, à la tête de la JSK, le club est loin de se relever. C’est plutôt au scénario inverse auquel on assiste de plus en plus avec cette nouvelle et honteuse défaite à domicile concédée face au leader, le CS Constantine.

Ce dernier, qui n’a pourtant pas brillé en cette treizième journée du championnat de Ligue 1 a fini par repartir avec trois précieux points laissant la JSK face à son triste sort. Pourtant, tout était bien parti pour que les joueurs et les dirigeants de la JSK ne sortent pas la tête baissée suite à cette rencontre qui s’est jouée en présence d’un nombre spectaculaire de spectateurs du club kabyle qui croient encore à des miracles possibles, sous la férule du FLN ou de ses représentants. Rien n’en fut.

Le match s’est terminé sur un score de deux buts à un en faveur du CSC. Et la JSK reste ainsi empêtrée dans un tourbillon duquel il est difficile de s’en sortir car le pouvoir ne veut pas d’un grand club kabyle à tel point qu’il brandit un chantage flagrant en proposant aux amoureux de la JSK de choisir entre la peste ou le choléra. Le pouvoir semble nous dire : Vous ne vouliez pas de Mohand-Cherif Hannachi, on l’a enlevé mais à sa place, on a mis un cadre du FLN, comme gardien d’un temple qui ne cesse de s’écrouler malgré la charge symbolique dont il demeure nourri. C’est donc la grande désillusion après cette énième débâcle de la JSK au moment où le nouvelle entraineur, Azeddine Ait Djoudi, ne cesse de jouer à la comédie en donnant l’impression qu’il est l’homme providentiel qui extirpera la JSK de son bourbier.

Or, tout le monde sait qu’il n’en est rien car Azeddine Ait Djoudi avait toujours répondu présent quand Hannachi était lâché par tous, afin de courir à sa rescousse et à son secours. L’avenir de la JSK est désormais des plus incertains. Le pouvoir, depuis l’installation de Hannachi à la tête du club, il y a vingt-cinq ans, a mis en place un plan de destruction massive du club qui était le phare de la Kabylie et le porte drapeau de ses combats, notamment identitaires et contre la dictature du FLN. Ironie du sort : des décennies plus tard, c’est un cadre du même FLN qui dirige la JSK. Pas la même celle-là, fort heureusement d’ailleurs.

Tahar Khellaf

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