Une pétition pour décréter Yennayer jour férié

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Yennayer Kabylie
Yennayer Kabylie

CULTURE (Tamurt) – Des écrivains et intellectuels viennent de lancer une pétition pour que la journée de Yennayer soit officiellement décrétée comme jour férié (donc chômé et payé). Parmi les écrivains qui ont lancé cette initiative qui intervient à la veille de cette fête de l’an amazigh, on peut citer Brahim Tazaghart (auteur prolifique de romans en kabyle), l’écrivain francophone Amin Zaoui, Achour Fenni (poète), Lazhari Labtar (écrivain), Lynda Koudache (romancière en kabyle) et le chercheur dans le domaine du patrimoine amazigh, Salim Souhali.

Les concernés rappellent dans le texte de leur déclaration que dans quelques semaines, l’Algérie, ainsi que tous les pays de l’Afrique du Nord célébreront Yennayer, le nouvel an amazigh. « S’appuyant sur le préambule de la Constitution qui définit l’amazighité comme l’un des fondements essentiels de l’identité nationale, et sur l’article 4 de la Constitution de 2016 qui stipule que Tamazight est langue nationale et officielle, et dans le souci de permettre des avancées effectives dans la prise en charge de cette réalité plusieurs fois millénaire, nous signataires de ce texte lançons un appel aux hautes autorités du pays afin de décréter Yennayer comme une journée de fête nationale, chômée et payée », précisent les premiers signataires de la dite pétition. Ces derniers soulignent en outre que « cette fête que célèbrent toutes les Algériennes et tous les Algériens, de l’Ouest à l’Est, du Nord au Sud est l’un des ciments de notre unité culturelle et nationale ». « La décision de faire de Yennayer une journée de fête officielle, chômée et payée renforcera la cohésion de notre nation et la mettra en phase avec sa profondeur historique », estiment les mêmes intellectuels.

Aux yeux de ces derniers, cette décision peut et doit être prise dans les meilleurs délais afin de permettre « à l’Algérie de fêter Yennayer de cette année dans la gaieté et le bonheur ». Et d’enchainer : Aujourd’hui plus que jamais, l’Etat est dans l’obligation et le devoir de remplir ses engagements envers Tamazight, dans le strict respect de la Constitution. « Ni la crise économique, ni aucune priorité politique ne doivent retarder la réconciliation de l’Algérie avec elle-même, à travers sa langue, sa culture et sa civilisation amazighe », conclut-on.

Tahar Khellaf

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