Un journaliste enlevé par les services de sécurité

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Said Boudour
Said Boudour
ALGERIE (Tamurt) Selon Maître Salah Dabouz, de la ligue des droits de l’homme, le journaliste Saïd Boudour, a été enlevé par les services de sécurité. A 19 h 25, aujourd’hui, vendredi, Saïd BOUDOUR qui sortait du bureau de la LADDH de la place des Victoires Oran, pour se rendre chez lui pour le F’tour a été appréhendé par une demi-douzaine d’éléments en civil et embaqué dans une voiture banalisée de type Ford grise matricule 10706-113-16.

Pour rappel, Saïd BOUDOUR est journaliste et militant de la ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme, bureau d’Oran. Hier jeudi soir, alors qu’il était au centre ville pour prendre un thé, des éléments en civil se sont présentés en son domicile sis Sidi Maarouf vers le coup d’une heure du matin pour annoncer à son père que Saïd BOUDOUR devait se présenter demain matin au commissariat central pour affaire le concernant mais ils n’ont pas laissé de convocation écrite.

Le lendemain vendredi, les mêmes éléments se présentent une nouvelle fois au domicile des parents cette fois-ci munie d’une convocation. Cependant, ce qui est étrange c’est le timing de cette convocation : jeudi soir et vendredi. La police pouvait attendre le dimanche pour convoquer tout citoyen. De plus, avec des tenues civiles et des voitures banalisées, comment savoir si c’est la police ou le DRS ou une bande de mafia organisée.

Le bureau d’Oran exprime son inquiétude par rapport à cet enlèvement d’autant qu’il survient juste après l’affaire de la saisie de la cocaïne au port d’Oran car Saïd BOUDOUR a été le premier journaliste à avoir écrit sur le sujet dans ALGERIEPART et JCA (Journaliste citoyen d’Algérie) en arabe. Son enlèvement a-t-il un lien avec l’affaire dite du port d’Oran ?

Amaynut

1 COMMENTAIRE

  1. Le retour des  » enlèvements « , cette énième méthode / forme de répression des années de plomb….
    .
    La sinistre SM avait pratiqué bon nombre d’enlèvements au cours des années 70 à Alger, où plusieurs étudiants et activistes de gauche étaient séquestrés, les bandeaux sur les yeux, puis jetés dans des fourgonnettes, à destination des fameuses caves et prisons secrètes, la Villa Sésini, la Forteresse de Bouzarréa, les redoutes et camps du Sud, hérités de triste mémoire, celle de la barbarie coloniale française, des Bigeard, Massu Aussaresses, Godard, Le Pen, Trinquier et autres tortionnaires …. Plusieurs étudiants avaient été victimes de cette pratique criminelle, semblable à celle en usage en Amérique latine des Dictateurs Pinochet, Stroessner et Videla….

    Flash back: en 1963, Boudiaf était arrêté sur le Pont de Hydra, puis emprisonné au Sahara ….

    Durant la Guerre interne / Stratégie de la tension (1991-2018) qui continue, plus de 20 000 disparus sont enregistrés par les ONG……
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    Une campagne d’information et de protestations doit être engagée pour exiger la libération immédiate et inconditionnelle de notre concitoyen, le journaliste Said Boudour, enlevé par les éléments de la SM-DRS.
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    LES ENLÈVEMENTS / SÉQUESTRATIONS DURANT LES ANNÉES 90-2000 :

    LA SM-DRS est coupable et responsable de séquestrations à grande échelle durant les années 90-2000 , des enlèvements opéréspar ses Agents intégraux, mais aussi par ses Escadrons de la mort, ses Milices armées, ses Groupes dits d’autodéfense ou les Groupes terroristes  » de l’armée  » dits GIA, GSPC, AQMI (crées et instrumentalisés par ladite Police secrète). Plusieurs victimes étaient assassinées, dont certaines étaient exposées en plein air, d’autres sont portées disparues ….. 20 000 personnes.
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    Le Communiqué de la LADDH :
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    Enlèvement et arrestation de Said BOUDOUR, journaliste par les forces de sécurité en civil

    A 19 h 25, aujourd’hui, vendredi, Said BOUDOUR qui sortait du bureau de la LADDH de la place des Victoires Oran, pour se rendre chez lui pour le Ftour a été appréhendé par une demi-douzaine d’éléments en civil et embaqué dans une voiture banalisée de type Ford grise matricule 10706-113-16.
    Pour rappel, Said BOUDOUR est journaliste et militant de la ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme, bureau d’Oran.
    Hier jeudi soir, alors qu’il était au centre ville pour prendre un thé, des éléments en civil se sont présentés en son domicile sis Sidi Maarouf vers le coup d’une heure du matin pour annoncer à son père que Said BOUDOUR devait se présenter demain matin au commissariat central pour affaire le concernant mais ils n’ont pas laissé de convocation écrite.
    Le lendemain vendredi, les mêmes éléments se présentent une nouvelle fois au domicile des parents cette fois-ci munie d’une convocation.
    Cependant, ce qui est étrange c’est le timing de cette convocation : jeudi soir et vendredi. La police pouvait attendre le dimanche pour convoquer tout citoyen.
    De plus, avec des tenues civiles et des voitures banalisées, comment savoir si c’est la police ou le DRS ou une bande de maffia organisée.
    Le bureau d’Oran exprime son inquiétude par rapport à cet enlèvement d’autant qu’il survient juste après l’affaire de la saisie de la cocaïne au port d’Oran car Said BOUDOUR a été le premier journaliste à avoir écrit sur le sujet dans ALGERIEPART et JCA (Journaliste citoyen d’Algérie) en arabe.
    Son enlèvement a-t-il un lien avec l’affaire dite du port d’Oran ?
    Le bureau d’Oran LADDH

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