Bellabas, Ait Larbi et Tabou n’ont pas osé porter le drapeau amazigh !

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Le Hirak
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ALGER (TAMURT) – Les responsables politiques kabyles ne semblent pas pouvoir défier la dictature militaire qui s’installe doucement mais sûrement en Algérie. Pour preuve, en ce 20ème vendredi, la majorité des hommes politiques et chefs de partis politiques kabyles, qui ont marché à Alger, n’ont pas exhibé le drapeau amazigh.

Pourtant, ils auraient du être les premiers à porter ce drapeau pour soutenir les simples militants de base et citoyens emprisonnés à Alger depuis plusieurs jours. S’ils l’avaient fait, ils auraient aussi signifié qu’ils sont prêts et déterminés à défier un pouvoir de plus en plus autoritaire qui ne cesse de réduire toutes les libertés à leurs plus simple expression. Ainsi, Mohcène Bellabas, président du RCD (Rassemblement pour la Culture et la Démocratie) , Karim Tabou, président du l’Union Démocratique et Sociale ainsi que Mokrane Ait Larbi, grand militant des droits de l’Homme, ont tous marché à Alger hier. Mais aucun d’eux n’a fait son apparition en étant muni du drapeau amazigh.

Pourtant, plus qu’un mot et plus qu’aucun discours, le simple fait de s’exhiber à Alger drapé du drapeau amazigh aurait constitué non seulement un geste de soutien efficace vis-à-vis des détenus mais aussi et surtout un vrai défi lancé à l’encontre de Ahmed Gaid Salah qui a déclaré la guerre contre le drapeau amazigh depuis deux semaines. Quant aux paroles, les algériens en ont assez ! Ils en ont été servis pendant des décennies et à chaque fois, le peuple découvre que c’était pour les berner. Les responsables politiques en question ont-ils eu vent que même eux, ils ne seront pas épargnés et seront incarcérés s’ils venaient à déployer publiquement le drapeau amazigh ?

Il y a lieu de signaler toutefois que le député Khaled Tazaghart qui se rendait à Alger en emportant avec lui le drapeau amazigh a été tout simplement arrêté pendant quelques heures car il voulait marcher à Alger en exhibant le drapeau interdit sur la terre amazigh d’Algérie. Certains responsables politiques kabyles, qui se targuent d’être des chantres de l’opposition et des combats pour la démocratie, semblent dire aux kabyles : faites ce que nous vous disons mais ne faites pas ce que nous faisons…

Tarik Haddouche

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