Gaid-Salah menace de nouveau les porteurs du drapeau amazigh

Gaid Salah
Gaid Salah

ALGERIE (TAMURT) – Le chef d’état major de l’armée algérienne, le général Ahmed Gaid-Salah a réaffirmé, ce mercredi, qu’il est décidé à combattre ceux qui brandissent le drapeau amazigh dans les marches organisées dans le cadre de la « révolution populaire » du 22 février. Le général a brandi la menace de la prison…

Gaid-Salah a usé d’un ton beaucoup plus virulent en évoquant la question du port du drapeau amazigh. Ce qui augure d’une répression qui ira encore crescendo dans les prochains jours à l’encontre des « récalcitrants ». Ainsi, au moment où les actions de protestation se multiplient pour exiger la libération des détenus arrêtés pour avoir exhibé le drapeau amazigh lors des marches d’Alger, Gaid-Salah vient de signer une sortie médiatique où il brandit clairement la menace contre les prochains manifestants qui oseront encore s’exhiber avec le même drapeau. Une réaction qui montre l’hostilité du chef d’état major à l’amazighité de manière générale car aucun responsable avant lui n’avait fait preuve d’une telle position, aussi rigide, concernant le même sujet. Même durant les pires années de répression pendant les vingt ans du régime de Bouteflika, notamment en 2001, le port du drapeau amazigh n’a jamais été interdit.

On assiste donc à l’ouverture d’une nouvelle ère incertaine où la chasse à l’identité amazighe sera l’une des priorités du futur régime : c’est le moins que l’on puisse dire concernant ces réactions hostiles au drapeau amazighe exprimées par l’homme qui est présenté comme le plus fort en Algérie et comme étant le véritable décideur. Ce dernier est-il conscient des conséquences que peuvent engendrer de telles déclarations et les incarcérations des militants de la cause berbère qui continuent de brandir le drapeau amazigh ? Surtout en cette période de grande instabilité que vit le pays ? Rien n’est moins sûr.

Tarik Haddouche