Algérie : Bensalah agit comme un président élu et légitime

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Bensalah
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ALGERIE (TAMURT) – Le président par intérim de l’Algérie, dont la période de transition qu’il devait assurer est terminée officiellement le 9 juillet dernier à minuit, a enfilé désormais le costume d’un véritable président de la République « élu ». Il va jusqu’à user de prérogatives qui lui sont pourtant clairement déniées par la Constitution algérienne.

C’est ainsi que Abdelkader Bensalah qui est officiellement un président illégal, selon la Constitution algérienne, s’est permis d’effectuer une visite officielle au Caire où il a pris part comme un vrai « rais » à la finale de la Coupe d’Afrique ayant opposé l’Algérie eu Sénégal. Il était aux premiers rangs de la délégation qui a remis la coupe et les médailles aux joueurs des deux équipes à la fin du match. Puis, hier, il a présidé une cérémonie officielle en l’honneur de l’équipe algérienne de football après son retour du Caire et au cours de laquelle il a honoré les membres de cette dernière. Abdelkader Bensalah dont la mission devait se limiter, selon la Constitution, à superviser les élections présidentielles, a même reçu les lettres de créances de nombreux ambassadeurs le 10 juillet dernier notamment celui du Royaume-Uni de Grande Bretagne.

Bensalah a, en outre, procédé à des dizaines de nominations à des postes de responsabilité très importants dont ceux de cadres de la présidence de la République. Sans avoir été élu et tout en ayant la réputation d’être un homme très proche de Abdelaziz Bouteflika et de son clan (c’est Abdelaziz Bouteflika qui l’avait imposé pendant des années comme président du Conseil de la Nation ou Sénat), Abdelkader Bensalah jouit actuellement de toutes les prérogatives d’un véritable président de la République.

On a constaté, en Algérie, que même les médias ne mettent pas l’accent sur cette anomalie et feignent sciemment d’oublier que Abdelkader Bensalah est en réalité un indu-président. Même les chefs des partis politiques qui se targuent d’être des opposants ne trouvent rien à dire concernant l’illégalité de Bensalah à la tête de l’Etat. Est-ce parce qu’il s’agit d’une ligne rouge, parmi tant d’autres, à ne pas franchir ?

Tarik Haddouche

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