Nabila Smail : « c’est une guerre de clans entre l’est et l’ouest »

Maître Nabila Smail
Maître Nabila Smail

KABYLIE (TAMURT) – Nabila Smail, cadre du Front des Forces Socialistes (FFS), élue à l’Assemblée Populaire de la wilaya de Tizi Ouzou (APW) et avocate, a déclaré vendredi dernier que ce qui se passe en Algérie, actuellement, est la face visible d’une guerre de clans féroce entre deux factions du pouvoir algérien. Nabila Smail a fait ces révélations en marge de la marche du vendredi dernier à laquelle elle prend part régulièrement.

Nabila Smail a exhorté, en outre, les kabyles à rester vigilants et à ne pas tomber dans le piège de la manipulation. Nabila Smail a précisé que les événements en cours ne sont en réalité que la face visible d’un bras de fer corsé entre le clan de l’est et le clan de l’ouest. L’avocate a affirmé que Ali Benflis est l’une des personnalités qui incarnent parfaitement et le plus le clan de l’est.

Nabila Smail a tenté d’étayer son hypothèse en affirmant qu’aucun ancien ministre ou homme d’affaires de l’est n’a été jusque-là incarcéré en citant le nom de l’homme d’affaires très controversé Tliba (également député). Même quand un homme politique ou d’affaires de l’est est cité dans des affaires scabreuses, il n’est pas arrêté mais il est juste mis sous contrôle judiciaire. Nabila Smail n’a pas parlé, en revanche, du cas des kabyles incarcérés dans le même sillage à l’image de Issad Rebrab, Ali Haddad, Abdelmalek Sellal, Amara Benyounès et Ahmed Ouyahia ou encore le général Mohamed Mediène dit Tewfik. Si ces déclarations de l’avocate Nabila Smail s’avéraient crédibles et fondées, cela voudrait dire que les kabyles suscités font effectivement partie du clan de l’est.

La guerre des clans est donc loin d’être terminée. La preuve, si besoin est, c’est que le gouvernement actuel, qui dirige les affaires du pays et drivé par Nourredine Bedoui (ancien ministre de l’Intérieur dans le gouvernement d’Ahmed Ouyahia), a été désigné par Said Bouteflika à la veille de son éviction. En outre, Abdelkader Bensalah, l’actuel chef de l’état par intérim, était imposé par Abdelaziz Bouteflika, puis par son frère Said, pendant presque vingt ans, comme président du Conseil de la Nation (Sénat) afin de prendre le relai au cas où les choses tourneraient mal (notamment en cas du décès de Abdelaziz Bouteflika).

Tarik Haddouche