Deux porteurs de drapeaux amazighs quittent la prison

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Drapeau amazigh
Drapeau amazigh

ALGERIE (TAMURT) – la mobilisation de la rue en guise de soutien aux dizaines de manifestants arrêtés pour avoir exhibé fièrement le drapeau amazigh lors des marches du vendredi en Algérie semble avoir donné ses fruits. En effet, deux parmi les citoyens incarcérés ont été libérés hier, dimanche, après la tenue de leur procès.

Certes, les deux manifestants ne sont pas sortis entièrement « indemne » de cette épreuve mais l’essentiel c’est qu’ils ont retrouvé la liberté. Il s’agit des deux jeunes manifestants : Ait Yahia Ali Ismail et Salim Ihaddadène qui ont comparu hier devant le tribunal de la ville de Chlef dans l’ouest algérien. Les deux manifestants ont été, toutefois, condamnés à une peine de deux mois de prison avec sursis pour avoir brandi l’emblème de la culture berbère. Quelques heures avant que le verdict ne soit rendu public, le procureur avait requis une lourde peine de cinq ans de prison ferme assortie d’une amende de 100 millions de centimes. Mais en fin de compte, la raison a fini par l’emporter puisque le verdict est plutôt clément quoi qu’on puisse dire.

Mais le fond du problème reste posé car le fait que les deux manifestants n’aient pas été acquittés dans cette affaire, cela voudrait clairement dire que brandir le drapeau amazigh est un délit puni par la justice algérienne. Mais, en même temps, le fait que le verdict dans cette affaire soit une condamnation avec sursis, cela signifie aussi le recul du pouvoir algérien face à la grande mobilisation de dizaines de milliers de citoyens qui ont dénoncé, à l’unanimité, le fait que le drapeau amazigh soit interdit en Algérie.

Tarik Haddouche

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