Bensalah, Gaid-Salah, Bedoui, Karim Younès… Tous étaient avec Abdelaziz Bouteflika

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Gaid Salah à la présidence
Gaid Salah à la présidence

ALGERIE (TAMURT) – La pilule est difficile à faire avaler au peuple
algérien. Malgré cela, le pouvoir continue de faire croire que la page
d’Abdelaziz Bouteflika et de son frère Said est en train d’être
tournée. Or, on constate de plus en plus que rien n’est plus faux !

La preuve que la page d’Abdelaziz Bouteflika est loin d’être tournée
se trouve dans le fait que tous les hommes qui sont actuellement au
sommet de l’Etat et dans les centres de décision, jouant les premiers
rôle, ont tous fait partie de l’équipe de Bouteflika voire de son
cercle le plus proche. A commencer par le général Ahmed Gaid-Salah qui
a été depuis 2004 le chef d’état-major de l’armée algérienne puis
vice-ministre de la Défense nationale, désigné par Abdelaziz
Bouteflika en personne en remplacement à Mohammed Lamari qui s’était
opposé à un deuxième mandat du même Bouteflika en 2004. Pour sa part,
Abdelkader Bensalah, chef de l’état par intérim, dont la période de
transition légale, a expiré le 9 juillet dernier, il a été aussi,
pendant les 20 ans de règne d’Abdelaiz Bouteflika un élément clé du
clan de ce dernier ayant fait preuve de fidélité et de docilité. La
preuve, si besoin est, Bouteflika lui a carrément confié le
portefeuille de président du Conseil de la Nation (ou sénat) faisant
de lui le deuxième homme fort du pays et qui doit prendre les rênes en
cas de son décès ou autre empêchement majeur.

Pis encore, Nourredine Bedoui, l’actuel Premier ministre a été désigné in-extrémis par Said Bouteflika à son poste tout comme l’ensemble des ministres qui composent son gouvernement. Avant de devenir Premier ministre, Nourredine Bedoui a, pendant longtemps, été ministre de l’intérieur sous Bouteflika bien sûr. Quant à Karim Younès, revenu au devant de la scène sous la casquette de « sage », il a également fait partie de
l’équipe gouvernementale d’Abdezlaziz Bouteflika puisqu’il était son
ministre de la Formation professionnelle. Puis député du Front de
Libération Nationale avant d’occuper le poste de troisième homme de
l’Etat à savoir celui de président de l’APN (Assemblée populaire
nationale) jusqu’à 2004.

C’est parce qu’il avait soutenu Benflis contre Bouteflika lors de la présidentielle de 2004 que ce dernier l’a éjecté de son poste. Même Benflis que les hypocrites, les opportunistes et les naïfs n’hésitent pas à présenter comme un opposant farouche, les kabyles ne sont pas près d’oublier qu’en 2001, lors des massacres perpétrés par des gendarmes en Kabylie, ce même Ali Benflis était Premier ministre sous Bouteflika. A moins d’être
amnésiques !

Tarik Haddouche

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