Bgayet : le FFS dénonce l’interdiction de l’université d’été de Raj

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Interdiction de l'université d'été du RAJ
Interdiction de l'université d'été du RAJ

KABYLIE (TAMURT) – Les atteintes aux libertés sous toutes les formes se multiplient et sont en passe de devenir monnaie courante en Algérie et même en Kabylie où pourtant la région a arraché, de haute lutte, pas mal d’espaces de liberté. Le dernier dépassement enregistré dans la région de Kabylie est l’interdiction de l’université d’été de Raj (Rassemblement Action Jeunesse) devant avoir lieu à Bgayet.

Un élan de solidarité avec Raj a été spontanément exprimé. Plusieurs réactions de dénonciation ont été rendues publiques concernant l’interdiction de la rencontre initiée par Raj pour trois journées. La dernière en date est celle exprimée par le groupe APW du Front des Forces Socialistes (FFS) de la wilaya de Bgayet. Ce dernier a tenu à dénoncer avec énergie l’interdiction, par les services de la wilaya, de l’université d’été de l’association nationale RAJ, prévue à Tichy, les 28-29 et 30 août 2019, « sachant que depuis 2012, l’association RAJ organise cette activité, dans le même endroit ». les élus du FFS à Bgayet ajoute : « Ce refus injustifié constitue un grave dérapage dans l’histoire de notre wilaya, citadelle des libertés et de la démocratie. Cette interdiction porte gravement atteinte aux libertés d’association, de réunion et d’organisation pour lesquelles nos citoyens continuent de se battre ».

En outre, les élus du FFS expriment leur solidarité et leur soutien aux militants du RAJ et les invitent à rester vigilants en cette période cruciale de l’histoire du pays « pour déjouer toute tentative de provocation qui vise à détourner le mouvement populaire de son esprit pacifique ». aussi, les élus du FFS interpellent les autorités de la wilaya de Bejaia afin de respecter des libertés individuelles et collectives et de cesser toutes les tentatives d’intimidation visant les acteurs associatifs dans le cadre de leurs activités. « Les élus du FFS restent engagés et mobilisés pour préserver le caractère pacifique, populaire et national du mouvement », précisent les concernés dans un communiqué.

Ces derniers concluent : « Nous sommes convaincus que le changement réel et effectif se construit chaque jour avec la participation de l’ensemble des Algériennes et des Algériens. La société civile est un acteur indispensable dans cette dynamique et dans l’édification de l’Algérie nouvelle basée sur l’État de droit ».

Tarik Haddouche

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