Algérie : chasse aux militants du RCD

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ALGERIE – (TAMURT) – Plusieurs militants du RCD (Rassemblement pour la Culture et la Démocratie), proche du général Mohamed Médiène (dit Tewfik) et de son clan militaire, font l’objet d’arrestations et d’interpellations ces derniers temps par les services algériens. Il s’agit de militants de Kabylie mais aussi d’autres régions du pays.

Le dernier militant à avoir été interpellé par les services algériens n’est autre que le député du RCD, Mohand-Arezki Hamdous qui était le président du bureau de wilaya de Tizi Ouzou du même parti et ce, après l’éradication du clan que pilotait l’ancien sénateur Mohand Ikharbane suite à une purge ayant visé de nombreuses autres figures du parti à l’instar de Hakim Saheb (ex-député) et Mahfoud Bellabas (ex-président de l’APW de Tizi Ouzou), etc. D’autres militants incarcérés à la prison d’El Harrach depuis plus de deux mois sont issus du RCD comme l’élue à l’APW de Tizi Ouzou, Samira Messouci et le militant du RCD à Tigzirt, Amar Acherfouche. Un autre partisan du RCD dans la région des Aurès, à savoir Sami Abbas a été écroué vendredi dernier. Ce militant a été placé en détention provisoire avant d’être présenté devant le tribunal de Sidi Mhamed dimanche prochain. Dans le même sillage, deux autres militants du parti présidé par Mohcène Bellabas, imposé par Said Sadi après sa démission suite à 20 ans de règne sans partage, ont été arrêtés durant la même journée. Il s’agit de deux militants de la wilaya de Bgayet. Le premier est Arhab Bachir, militant du RCD dans la localité de Chemini alors que le second s’appelle Medjani Kheirredine, militant du RCD à Seddouk. Il faut rappeler qu’un autre militant du même parti est actuellement incarcéré à la prison d’El Harrach. Il s’agit de Bacha Billal. Pendant le règne impotent du général Tewfik, le RCD était un parti intouchable et ses cadres bénéficiaient d’une immunité de fait.

Mais depuis la chute de l’empire de Tewfik, le parti « des généraux » n’a plus de casquette protectrice. Seuls quelques médias connus du grand public, comme les quotidien « El Watan » et « Liberté » continuent à protéger le RCD et ne parler qu’en bien de cette formation politique qui n’a même pas le courage de pousser, par principe, ses 9 députés à l’APN à la démission pour, au moins, désavouer ce qui se passe dans le pays. Ainsi, les militants du RCD se font arrêter et jeter en prison et les députés du RCD continuent de percevoir 40 millions de centimes par mois. Vive la démocratie à l’algérienne !

Tarik Haddouche

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