Le maire de Bouzeguène refuse d’organiser la présidentielle

Mairie de Bouzeguène
Mairie de Bouzeguène

BOUZEGUENE (TAMURT) – Les démarches ont commencé dans les couloirs des administrations locales dans la perspectives de la tenue de l’élection présidentielle que veut imposer le pouvoir algérien aux peuple malgré le refus obstiné et déterminé de ce dernier, exprimé presque chaque jour et un peu partout. C’est donc un bras de fer qui est parti pour durer entre les gouvernants et les gouvernés.

Le dernier à avoir exprimé un refus catégorique d’organiser la présidentielle contestée est le premier magistrat de l’un des plus grandes communes que compte la wilaya de Tizi Ouzou, à savoir Rachid Oudali, maire de Bouzeguène, dans la wilaya de Tizi Ouzou. Ce dernier a, en effet, rendu publique et officiellement sa position et l’attitude qu’il adoptera vis-à-vis de cette élection en déclarant refuser de l’organiser. Ainsi, après les 22 maires de la wilaya de Bgayet, Rachid Oudali est le 23ème à parler de boycott de ce scrutin qui est loin de faire l’unanimité dans les rangs du peuple. Suite donc à la publication de cette position ; le maire en question a été interpellé. Il réagit en soulignant : « Suite à mon courrier adressé au président de la commission administrative des élections de la commune de Bouzeguene, stipulant mon refus catégorique de la révision des listes électorales, un magistrat chargé de la commission administrative électorale s’est déplacé aujourd’hui à Bouzeguene et a fait un procès-verbal de constat. Je réitère mon refus d’organiser ces élections de la honte. Je refuse toute implication des fonctionnaires de la mairie de Bouzeguene dans ce scrutin illégitime rejeté par la population et par le peuple ».

Le président de l’assemblée populaire communale de Bouzeguène dénonce en outre et encore une fois les harcèlements et les intimidations dont sont victimes les fonctionnaires de la mairie de Bouzeguene. « Je leur apporte tout mon soutien », ajoute la maire en question. Dans le même sillage, le même maire a précisé : « en ma qualité de maire de la commune de Bouzeguene, je dénonce les manœuvres de la justice, du chef de daïra et des relais de l’administration qui exercent des pressions sur les fonctionnaires de l’APC dans le sale but d’imposer un scrutin de la honte rejeté par tout un peuple ».

Tarik Haddouche