Marée humaine à Bgayet et Tizi Ouzou

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Le Hirak a Bejaia
Le Hirak a Bejaia

KABYLIE (TAMURT) – Par dizaines de milliers, les citoyennes et les citoyens des wilayas de Bgayet et Tizi Ouzou, en Kabylie, sont descendus, hier vendredi 18 octobre, dans la rue pour exprimer leur opposition catégorique aux élections présidentielles programmées par le pouvoir algérien le 12 décembre 2019. L’impressionnante foule, qui a pris part à ces manifestations, est un indice qui ne trompe pas et démontre, encore une fois, que tenir cette présidentielle et quasiment impossible.

C’est la déferlante humaine, en ce vendredi 18 octobre 2019, à Bgayet et Tizi Ouzou. La mobilisation contre l’élection du 12 décembre prochain semble croitre de plus en plus au moment où le pouvoir continue de faire la sourde oreille et de tourner le dos au peuple et à ses revendications. De l’avis de tout le monde, le nombre de citoyennes et de citoyens ayant pris part aux marches de Bgayet et Tizi Ouzou en ce 35ème vendredi de la révolte citoyenne est des plus surprenant. Une véritable marée humaine s’est tout simplement emparée des rues des deux plus grandes villes kabyles. Les concernés ont, comme un seul homme, dénoncé l’actuel pouvoir et crié haut et fort leur rejet catégorique de la tenue de la présidentielle envisagée le 12 décembre.

Toutes les tentatives d’étouffer ce refus populaire notamment à travers l’embrigadement des médias, l’arrestation de centaines de manifestants et d’activistes de ce mouvement ainsi que les intimidations de tous les genres ont abouti à des échecs. Le peuple continue d’exprimer sa position intransigeante à l’égard des choix du pouvoir algérien qui persiste et signe à maintenir son option électorale en dépit de plusieurs anomalies. C’est le cas, entre autres, du fait que le pouvoir insiste pour tenir cette élection alors que l’Algérie est toujours dirigée par le gouvernement de Nourredine Bedoui, désigné par Said Bouteflika à la veille de son éviction par l’armée.

Il en est de même concernant Abdelkader Bensalah, le chef de l’état par intérim, qui a été, pendant 20 ans, un fidèle de Abdelaziz Bouteflika qui l’a d’ailleurs imposé comme président du Conseil de la Nation (Sénat) en dépit du fait qu’il ne soit pas du FLN, qui était théoriquement le parti majoritaire. Bensalah est, pour rappel, du RND. Que fera le pouvoir, en Kabylie, face à ce rejet massif de l’élection présidentielle du 12 décembre ? Osera-t-il franchir le Rubicond de la répression ? On le saura dans les prochaines semaines.

Tarik Haddouche

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