Aucun kabyle en lice pour la présidentielle du 12 décembre

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Election présitentielle, Algérie
Election présitentielle, Algérie

ALGERIE (TAMURT) – Aucun des candidats à la candidature à l’électionprésidentielle du 12 décembre prochain, en Algérie, n’est kabyle. Le poste de président de la République, en Algérie, semble être hors de portée de toute personnalité kabyle. Hormis quand il s’agit de se présenter pour camper le rôle de lièvre comme nous l’avons vu plus d’une fois dans le passé.

Quant à avoir un jour un président de la République kabyle, ceci semble relever de l’utopie. En tout cas, cette option est impossible tant que les présidents de la République sont toujours choisis d’avance par l’armée algérienne. Le poste le plus élevé qui peut être concédé à un kabyle, comme on l’a vu aussi dans le passé, c’est celui de Premier ministre ou de chef de gouvernement. Mais même concernant ce haut poste de responsabilité, il ne s’agit jamais d’un kabyle ayant grandi et ayant vécu en Kabylie. Il s’est agi dans tous les cas de kabyles étant nés et/ou ayant grandi en dehors de la Kabylie.

C’est le cas notamment de Ahmed Ouyahia mais aussi de Abdelmalek Sellal ou encore de Belaid Abdesselam. Même quand ils sont, en outre, désignés au poste de Premier ministre ou de celui de chef de gouvernement, leur mission se limite souvent à exécuter les sales besognes, comme tout le monde le sait d’ailleurs. Pour revenir à l’élection présidentielle du 12 décembre prochain, aucun des candidats à la candidature n’est kabyle. C’est le cas notamment des candidats qui ont, en quelque sorte de l’étoffe, selon les critères algériens. On peut en citer : Ali Benflis, Abdelmadjid Tebboune, Abdelakder Bengrina ou encore Abdelaziz Belaid. Ce sont, en tout cas, ces quatre personnalités politiques dont la candidature sera sans doute validée après l’opération de vérification des formulaires inhérents à la collecte des 50 000 signatures exigées par la loi.

Depuis l’indépendance de l’Algérie, la route a été toujours été barrée à toute personnalité kabyle ayant la stature de présidentiable. C’était le cas juste après 1962 avec Krim Belkacem mais aussi de Hocine Ait Ahmed. D’Ahmed Ben Bella à Abdelaziz Bouteflika, aucun président ayant pris les rênes du pays, après avoir été choisi par l’armée bien entendu, n’est kabyle. Et ce n’est pas demain la veille que les choses changeront.

Tarik Haddouche

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