La Kabylie sera paralysée aujourd’hui par une grève générale

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La Kabylie
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KABYLIE (TAMURT) – Toute la Kabylie (Bouira, Bgayet, Tizi Ouzou) sera paralysée aujourd’hui par une grève générale qui touchera tous les secteurs d’activité. Il s’agit d’un débrayage auquel ont pratiquement appelé l’ensemble des organisations professionnelles de différents secteurs d’activité.

Certes, la grève d’aujourd’hui concerne toute l’Algérie mais c’est en Kabylie que la certitude est acquise quant au suivi massif de cette action de protestation. Ailleurs, l’unanimité n’est pas de mise. Cette paralysie totale de tous les secteurs d’activités professionnelles a été initiée et décidée par la Confédération des syndicats Algériens (CSA) qui regroupe en son sein pas moins de quinze organisations professionnelles très représentatives. Juste après le lancement de cet appel, de nombreuses autres organisations professionnelles des régions de Kabylie, Bgayet et Tizi Ouzou, se sont alignées sur cette décision visant à secouer le pouvoir algérien sur sa sourde oreille quant aux revendications du peuple inhérente au départ, sans conditions, de tous les hommes politiques ayant participé à la gouvernance sous le règne du dictateur Abdelaziz Bouteflika à commencer par l’actuel chef de l’état par intérim, Abdelkader Bensalah, ainsi que du Premier ministre, également illégitime, Nourredine Bedoui. Au lieu de satisfaire cette revendication principale, le pouvoir algérien n’a fait qu’empirer les choses en proposant au peuple algérien une élection présidentielle avec comme principaux candidats, deux ancien Premier ministre de Abdelaziz Bouteflika (Ali Benflis et Abdelmadjid Tebboune), un ancien ministre sous Bouteflika (Azeddine Mihoubi), et des chefs de partis politiques ayant soutenu Bouteflika tout au long des vingt ans de règne de ce dernier.

Le pouvoir algérien a donc pris une voie qui est aux antipodes des aspirations du peuple. Le recours à la grève générale d’aujourd’hui est une manière d’appuyer les marches du vendredi et celles des étudiants les mardis, qui ne semble pas attirer l’attention d’un pouvoir qui n’écoute guère la voix du peuple. Notons enfin que les secteurs d’activités qui sont touchés par cette grève sont les écoles primaires, les collèges, les lycées et les universités ainsi la santé publique, les postes et les télécommunications, le secteur de la solidarité et de la famille, etc. Enfin, une rumeur persistante fait état de l’observation d’une autre grève générale de trois journées à partir de mardi prochain qui débouchera sur une grandiose marche d’un million de manifestants, à Alger, à l’occasion de la célébration de l’anniversaire du déclenchement de la guerre d’indépendance de l’Algérie, le 1er Novembre 1954.

Tarik Haddouche

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