Anissa Boumediène perd son procès contre le journal Tamurt

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Procès Anissa Boumediene contre Lyazid Abid
Procès Anissa Boumediene contre Lyazid Abid

PARIS (TAMURT) – La femme du criminel Mohamed Boukharouba, Anissa Boumediène, s’est levée ce matin, 29 octobre 2019, dans sa résidence luxueuse d’un quartier huppé de Paris, et a siroté son café lentement et tranquillement, comme elle a l’habitude de le faire depuis son jeune âge. La journée est particulière, pour elle. Elle l’a tant attendue. Ses garde-corps et son chauffeur, qui veillent sur elle depuis des décennies, l’ont accompagnée au tribunal de grande instance de Paris situé au 17e arrondissement. Un Tribunal flambant neuf récemment, inauguré par le Premier ministre français.

Vêtue comme la reine d’Angleterre, Anissa Boumediène avait esquissé un large sourire dès qu’elle a franchi la porte du tribunal, sis à la porte de Clichy. Elle pense déjà quoi s’acheter avec les 300 000 euros qu’elle empochera. C’est le jour du verdict de son procès contre le journal kabyle Tamurt.info. « 300 000 balles  »  ce n’est pas une somme très importante pour l’ex first lady algérienne. C’est juste de quoi s’acheter une montre suisse et un sac à main de marque. De l’argent de poche de quelques jours  pour une richissime parisienne.

Le sourire d’Anissa Boumdiène n’a pas duré longtemps. Elle a failli s’effondrer lorsque le juge a rendu le verdict : elle vient de perdre son procès contre le journal Tamurt et le rêve des 300 000 euros s’est évaporé.

En effet, Anissa Boumediene, qui vit en France, a déposé une plainte à Paris contre le journal Tamurt.info en 2017,  suite à la publication d’un article sur les deux comptes bancaires que son mari, Mohamed Boukharouba, possédait à New York. L’information n’était pas une exclusivité. D’autres journaux ont fait déjà cette révélation depuis longtemps. Notre collègue n’a fait que reprendre l’information. « Je détiens des articles de la presse écrite des pays arabes qui ont publié cette information et Anissa Boumediène ne l’a jamais nié », nous explique le responsable du journal, Lyazid Abid. Ce dernier dit ne réclamer que justice et vérité envers les victimes de Houari Boumedienne et consorts. « Des victimes essentiellement kabyles » et d’ajouter:  » après cette belle victoire, un procès sur l’assassinat de Amirouche, Si Lhoués, Abane, Chabani, Khider, Krim,… doit pouvoir se tenir pour que justice soit faite et pour apaiser la mémoire collective du peuple kabyle. Les jeunes et brillants avocats kabyles, à l’image de Maître A. Bozetine ont du pain sur la planche ».

Nadir S

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