Grève de 3 jours dans plusieurs secteurs à Tizi Ouzou

Crève à Tizi Ouzou
Crève à Tizi Ouzou

KABYLIE (TAMURT) – Alors que la marche du mardi des étudiants a encore eu lieu hier avec la participation de milliers d’étudiantes et d’étudiants de l’université Mouloud-Mammeri, une grève massivement suivie dans plusieurs secteurs d’activité a été observée hier mardi aussi sans que l’on sache qui en est l’initiateur. Il s’agirait d’un appel anonyme lancé via les réseaux sociaux.

L’un des secteurs où la grève en question a eu le plus d’écho, c’est celui de l’éducation. Plusieurs écoles primaires, collèges et lycées de la wilaya de Tizi Ouzou étaient en grève hier et il semblerait que le débrayage en question se poursuivrait jusqu’à jeudi soir. Il s’agit donc d’une grève de trois jours. D’autres secteurs d’activités ont été paralysés par cette grève dont celui des postes et télécommunications. Le débrayage dans ce secteur a été massivement suivie dans toute la wilaya de Tizi Ouzou, a-t-on appris et ce n’est que samedi prochain que les postes rouvriront leurs portes, a-t-on également appris. Curieusement, l’appel du syndicat des travailleurs de la Sonlegaz (Société publique de distribution du gaz et de l’électricité) pour l’observation d’une grève de trois jours depuis hier est tombé dans l’oreille d’un sourd dans toute la wilaya de Tizi Ouzou.

Les travailleurs de Sonelgaz ont travaillé normalement. Par ailleurs, la grève des magistrats, en cours depuis plusieurs jours, a été suspendue hier et le secteur de la justice devrait renouer avec son activité à partir d’aujourd’hui. La décision des magistrats de mettre un terme à leur grève a surpris tout le monde en Algérie d’autant plus que les revendications exprimées par les magistrats sont loin d’avoir été satisfaites.

Pis encore, des magistrats de la cour de justice d’Oran ont été pris à partie par les éléments de la gendarmerie à l’intérieur même du tribunal. La volte-face des magistrats est des plus surprenantes. Les prochains jours s’annoncent très chauds avec l’approche de la campagne électorale pour la présidentielle du 12 décembre. On se demande comment cette campagne peut-elle avoir lieu dans un tel contexte délétère.

Tarik Haddouche